Les yeux couleur de pluie.

« Les yeux couleur de pluie »

de Sophie Tal Men

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Quand tu as une super copine, tu reçois des livres dédicacés et c’est le cas de « Les yeux couleur de pluie » de Sophie Tal Men paru chez Le Livre de Poche. Merci encore Florence!!

Marie-Lou est interne en neurologie et doit faire son internat à Brest alors qu’elle est savoyarde et n’a jamais quitté Grenoble à 25 ans… Marie-Lou va découvrir la Bretagne et son climat, ses habitants aussi. Elle va être confrontée au milieu hospitalier en ayant de fortes responsabilités. Marie-Lou va vivre en colocation, rencontrer Farah sa co-interne et surtout Mathieu, interne en ORL. Marie-Lou va vivre une nouvelle vie à Brest.

« On ne fait pas un métier facile, regrette-t-il. L’empathie que l’on ressent dans ces moments-là nous rappelle que nous sommes pas uniquement des techniciens. (je l’écoute en silence, aucun mot ne peut sortir de ma bouche). Cette émotion nous permet d’exercer notre métier le plus humainement possible. Gardez-la, elle est précieuse. »

Pour passer un bon moment, il suffit de lire « Les yeux couleur de pluie » car on ne peut que s’attacher à Marie-Lou, cette jeune interne parachutée loin de chez elle afin d’exercer son métier de médecin… Avec elle, le lecteur découvre le milieu hospitalier, les relations entre interne et chef de service, la vie à l’internat assez mouvementée, les maladies et les patients avec leur proche. C’est un milieu qui m’est familier et j’ai aimé y être à travers la plume de Sophie Tal Men, elle même neurologue. Avec les yeux de Marie-Lou, le lecteur déambule dans les rues brestoises, goûte l’air iodé de la Bretagne, apprends les expressions bretonnes, aime les côtes bretonnes. Marie-Lou nous entraîne dans l’hôpital; nous emmène en consultation avec elle; nous fait vivre son premier « poster » à Stockholm, une opération au plus près; nous montre la difficulté des annonces de maladie; nous convie à ses gardes. Mais « Les yeux couleur de pluie » ce n’est pas que Marie-Lou, c’est aussi Anna, sa colocataire, présidente de l’internat; Farah qui a déjà exercé mais en Syrie et doit tout recommencer en France; Mathieu, le cousin d’Anna, et son labrador Écume, interne-surfeur-marin-sauveteur-et plus si affinités!!

La plume de Sophie Tal Men est douce ce qui rend le récit très agréable à lire (et même si Sophie est médecin, elle parle pas le « médical », ses termes sont accessibles à tous!)! Après ma lecture, j’ai eu une envie folle de retourner en Bretagne, de revoir ses côtes, de goûter ses galettes, bref une envie de repartir là-bas!!!!! Mais avant, je vais lire la suite « Entre mes doigts coule le sable », lui aussi offert par ma Florence!!

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Le temps d’une île.

« Le temps d’une île »

de Thierry Clech

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« Le temps d’une île » de Thierry Clech fait partie de la rentrée littéraire à paraître le 6 septembre chez Les Ateliers Henry Dougier, maison d’éditions qui m’a déjà fait confiance avec Au café d’Éole.

Une île qui a traversé les siècles: de plus d’un millénaire jusqu’au lointain futur. Une île dont les habitants ont vécu, ont aimé, sont morts, ont espéré…

« Parfois, face au paysage qui se découpait dans la pénombre, je me demandais si d’autres étaient éveillés et le considéraient, dans ces villages des environs, et peut-être plus loin encore, de l’autre côté de la mer, sans que je pusse en donner une mesure, une distance, une exacte géographie. Que faisaient, en ces mêmes instants, les autres hommes, sur d’autres côtes, d’autres pays, à quoi pensaient-ils? »

Thierry Clech, avec « Le temps d’une île », nous raconte l’Histoire vécu par les habitants, des personnages célèbres de cette fameuse île. Tout y est: la préhistoire, avant Jésus Christ, le jour de la naissance de Jésus Christ (ou après, ou le jour d’avant…)… le temps des chevaliers, la royauté, l’empire, les deux guerres mondiales, les années 80, aujourd’hui et demain. L’auteur nous fait traverser toutes les époques faisant notre histoire et surtout, il raconte un moment de vie de ces personnes à ce moment sur cette île. Ces personnages donnent naissance, donnent la mort, aiment, vivent des premières fois, reviennent après une longue absence, détestent leur routine, font des découvertes, prennent des photos, souffrent…

« Le temps d’une île » est un livre d’histoire en fait et chacun devrait s’y plonger car il se lit facilement et surtout, il apporte une autre vision de l’Histoire que nous connaissons de par l’école et de ses propres connaissances. Thierry Clech donne une nouvelle version qui va faire mouche et qui devrait se trouver dans les CDI de nos collèges!!!!

Je ne sais pas dire je t’aime.

« Je ne sais pas dire je t’aime »

de Nicolas Robin

Pourquoi ce roman? Pour son titre!!!! « Je ne sais pas dire je t’aime » de Nicolas Robin, paru au Livre de Poche est le roman que chacun doit lire!! Et « Je ne sais pas dire je t’aime » est un roman des éditions Anne Carrière, une maison d’édition que j’affectionne!

Paris au moment des élections présidentielles. Quatre personnages: Francine, une retraitée, qui va découvrir un pan de son passé déstabilisant. Juliette, 30 ans, vendeuse de chaussures allemandes dans un grand magasin, s’ennuie dans son travail et dans sa vie. Joachim, professeur d’auto-école et handballeur, se fait quitter par sa fiancée lors d’un prime time à la télé en direct. Et Ben, un gay, qui ne supporte plus sa vie de couple, du moins la non réaction de son compagnon.

« Juliette n’en dit pas plus, mais ce « Moi aussi » est comme une bulle de savon qui s’envole dans les airs sans jamais éclater. Elle n’en dit pas davantage par extrême pudeur, par embarras, parce qu’elle ne sait pas dire « Je t’aime », parce qu’on ne lui a pas appris, parce que ça ne vient pas comme ça. Ce « Moi aussi » vient du cœur, le cœur d’une femme, d’une vendeuse de chaussures, d’une superhéroïne. Le cœur de Juliette tout simplement. »

Dans « Je ne sais pas dire je t’aime », Nicolas Robin aborde le problème de la solitude bien connu de notre société actuelle… Chaque personnage vit sa solitude différente mais réelle… Francine vit la solitude de sa mère et l’absence d’un père. Juliette est tout simplement seule dans sa vie (malgré la présence de sa psy!). Joachim se retrouve seul suite à une émission de téléréalité même si celle-ci lui apporte une certaine célébrité. Et Ben est à jamais seul dans son couple. Cette solitude est connu de tous, elle n’est pas vécue de la même manière par chacun mais elle est bien présente… Paris, cette grande et jolie ville, accentue à sa façon ce sentiment de solitude vécu par nos quatre personnages. Mais c’est aussi Paris et ses hasards qui va faire que leurs destins vont finir par se croiser!

La plume de Nicolas Robin donne au roman un ton léger dans un premier temps mais ce n’est qu’une impression car l’auteur nous livre en fait des personnages comme vous et moi: Juliette peut être moi, Francine une amie de votre mère, Ben votre meilleur ami et Joachim mon voisin. En fait, « Je ne sais pas dire je t’aime » est un roman sur la vie normale de personnes évoluant dans la même société avec chacun leurs soucis qui vont les guider dans leur vie. J’ai beaucoup aimé les traits d’humour de l’auteur mais aussi les moments plus sérieux, plus difficiles dirais-je.

« Son frère a vingt-quatre ans, à cet âge on n’est pas sous dialyse, on ne va pas à l’hôpital toutes les semaines, on ne parle pas de polykystose. À vingt-quatre ans, on veut être astronaute ou acrobate, on construit des immeubles avec des murs végétaux à arrosage automatique, on fait du jet-ski au large de Sausset-les-Pins. À vingt-quatre ans, on ne mange pas de la purée de courgettes sans sel à l’hôpital en attendant une greffe de rein. »

Les chapitres sont courts, vivants, entrainants. À chaque chapitre son personnage donc le lecteur tourne les pages encore et encore afin de savoir ce qu’il arrive à chacun. Et chaque début de chapitre est un clin d’œil au chapitre précédant ce qui fait qu’il y a aucune rupture dans la lecture. J’ai ressenti de l’empathie pour tous, j’ai appris à les connaître, à les comprendre et à espérer le mieux pour chacun car ils le méritent tous!!

Merci Nicolas Robin pour ce joli roman, pour m’avoir fait passer un excellent moment en compagnie de vos personnages!!

Goldman sucks.

« Goldman sucks »

de Pascal Grégoire

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J’avoue que la première chose qui m’a attirée dans ce roman, « Goldman sucks » de Pascal Grégoire des éditions Cherche Midi, est sa couverture et sans connaître l’histoire, je voulais le lire!! Et c’est chose faite grâce au Cherche Midi!!

Corentin Pontchardin a tout dans sa vie: un bon job au ministère de la finance, une femme et une fille, un bel appartement, tout pour être heureux. Mais voilà, Corentin subit la crise de la quarantaine et la crise des subprimes américaine et là, plus rien ne va. Il trompe sa femme, démissionne et pour couronner le tout, un article sur lui sort dans la presse. Corentin décide de pas se laisser faire et part aux États-Unis mené une guerre contre la puissante banque Goldman Sachs, responsable de sa déchéance. Il y emmène sa femme, Camille, sa fille, Fleur, et ses beaux-parents, Louis et Jacqueline. Démarre une nouvelle aventure pour toute la famille…

« Back to the future, il faut revenir en arrière, contrôler les hedge funds, limiter les bonus, interdire les produits toxiques. Revenir au principe d’une voix égale un vote, en finir avec une bonne fois pour toutes avec un dollar égale un vote. Le rêve américain s’est transformé en cauchemar mondial, même les plus riches sentent que la marmite est prête à exploser. Ils distribuent une partie de leur fortune pour rééquilibrer le système: mais non, ce ne sera pas suffisant, monsieur Gates or monsieur Buffet! »

Mon impression avec la couverture de « Goldman sucks » était bonne car j’ai passé un super moment avec cette famille qui en connu pas mal de déconvenues, qui a su les mettre à profit et qui en a fait sa force! Pascal Grégoire raconte la crise financière subie par tous avec les subprimes imposées aux États-Unis et dans ce roman, l’auteur nous explique, en romançant, cette crise ici en France par l’intermédiaire de cette famille. Tour d’abord Corentin: il a une très belle carrière financière au sein du ministère des finances mais prenant un peu trop de zèle, il va se confier à une jeune et jolie journaliste qui va, et franchement je la voyais venir, s’en servir contre lui et écrire un article à sa décharge… Au même moment, Camille lui a demandé de partir vu qu’il la trompe avec cette même journaliste; leur fille Fleur est arrêtée par la police municipale car ses parents n’ont pas payé la cantine; et sa belle-mère est renvoyée de la maison de retraite pour les mêmes raisons… Cela en est de trop pour Corentin et il va se faire la voix des petits contre les gros!! Et toute la famille part en roadtrip aux États-Unis contre la banque mondiale!!

« Nous sommes les descendants de Coluche, les nouveaux résistants, les empêcheurs de tourner en rond, les justiciers au grand cœur… Nous sommes les vengeurs des destins brisés, nous sommes des terroristes en lutte contre la finance mondiale. Oui, Jacqueline, nous sommes Les Nouveaux Prophètes. »

« Goldman sucks » est un roman sociétale qui traite de la crise financière et du plein pouvoir des grosses banques. Mais attention, cela n’est pas un roman fastidieux qui pourrait ennuyer bien au contraire!! Je me suis nullement ennuyée pendant ma lecture et ce roman est écrit avec une jolie plume où les sentiments ont une place de choix, où les relations sont au centre, où ensemble est primordial pour faire bouger des montagnes!! Pascal Grégoire a écrit un roman joyeux où toute une famille s’unit pour se battre contre le géant, qui va rassembler les foules, se faire entendre et tout cela dans la bienveillance, dans la quête de son prochain!! « Goldman sucks » est le roman à lire pour oublier l’individualisme que nous pouvons ressentir à certains moments et surtout, c’est chouette de rencontrer une famille si proche qui ne baisse pas les bras et sait se mobiliser!!! Vive la famille Pontchardin!!

Pascale Grégoire a écrit un premier roman et il a bien fait!!!

La dérobée.

« La dérobée »

de Sophie De Baere

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Encore un premier roman qui est, pour moi, une très jolie réussite!!! « La dérobée » de Sophie De Baere paru chez les éditions Anne Carrière, je l’attendais impatiemment et mon impatience a été récompensée par cette lecture. Et je remercie les éditions Anne Carrière pour ce roman.

Claire, la quarantaine, vit une ville des plus classiques: elle est mariée à François depuis vingt ans, est caissière sur une aire d’autoroute, vit à Nice, a de grands enfants. Sa vie est troublée lorsque réapparaît Antoine, son grand amour de jeunesse. Antoine s’installe, avec sa femme Paola, dans l’appartement juste au-dessus de Claire et François. Le passé refait surface avec l’arrivée d’Antoine comme cette attirance  pour lui… Claire ne pourra se dérober…

« Il n’a pas tellement changé au fond. Il a toujours la beauté piquante du doute et de la distante, le charme de celui qu’on n’étreint jamais tout à fait. Ou seulement un court instant. À la dérobée. J’ai dilapidé mes plus belles années à l’attendre puis à l’évincer de ma mémoire, alors… je dois détaler. Vite. »

Éviter, se dérober, c’est ce que souhaite en premier Claire quand elle revoit Antoine, cet amour qu’elle pensait avoir oublié… Mais comme à ses 15 ans, elle ne va pas pouvoir car Antoine a une emprise sur elle qui la fait presque exister, elle, Claire, une femme qu’on oublie vite…

« Il faut dire que je suis de ces filles qu’on ne remarque pas vraiment. Je suis de ces filles qui n’osent pas et qui se taisent. Je ne monte pas sur les tables en chantant et je dans dans un coin sombre de la salle de bal. Je suis de celles qui, la soirée entière, sirotent un kir framboise en hochant la tête avec un sourire inoffensif. »

« La dérobée » est ce roman que le lecteur ne peut lâcher car il est happé par l’histoire. Sophie De Baere a su me rendre accroc à Claire, à son passé, sa vie, son amour pour Antoine. Avec une écriture aérienne, l’auteure m’a emmenée avec son personnage dans sa réflexion sur le couple, sur l’amour, sur une vie si banale… mais pas que puisqu’au milieu de tout ça,  la disparition tragique, à l’époque de leur jeunesse, d’une jeune femme resurgit aussi car c’est à ce moment là que l’histoire d’amour entre Claire et Antoine a pris fin… Il y est question également d’adultère car Claire et Antoine ne vont pas réussir à taire leur passion, leur amour qui donne un autre goût à la vie de Claire, elle se sent vivante dans les bras d’Antoine, ce qu’elle n’a jamais ressenti avec François même au début de leur histoire, François avec qui elle vit à ses côtés…

« On ne peut pas dire que mon existence soit un écrin de béatitudes, mais elle ne m’apparaît pas non plus comme un lourd fardeau. C’est plutôt un bain moussant qui tiédit et qu’on hésite à quitter car on s’y est trop alangui. Malgré la peau qui fripe. Malgré la mousse qui s’étiole et nous signifie qu’il faut sortir. »

J’ai aimé le personnage de Claire qui peut être soi-même, son amie, sa voisine. C’est une femme qui vit sa vie sans excès, sans vague mais à qui il manque l’essentiel et cet essentiel est Antoine, l’amour, l’unique. Il est difficile d’en vouloir à Claire car elle s’en veut déjà tellement toute seule de vivre cet amour à la dérobée. Mais ce roman n’est pas qu’une histoire d’amour; c’est aussi une enquête sur la mort d’une jeune fille, sur des actes de violence sur jeune fille; des réflexions sur les différences sociales. « La dérobée » interroge sur beaucoup. Et Sophie De Baere nous livre son roman avec un certain vécu, ou pas…

« La dérobée » est un premier roman, un premier roman réussi, et un roman coup de cœur pour moi. Et si vous voulez en savoir un peu plus sur Sophie, son auteure, allez jeter un coup d’oeil sur le bol de Au fil des livres 😉

Parce que la vie ne suffit pas.

« Parce que la vie ne suffit pas »

de Nathalie Longevial

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« Parce que la vie ne suffit pas » de Nathalie Longevial est son premier roman que Nathalie a auto-édité avec Librinova et c’est tout naturel que j’ai accepté de le lire (un premier roman est si important pour son auteur!)!

Marie décide d’arrêter d’écrire son roman du fait de sa vie si banale. Écrivain est pourtant son rêve. Alors son mari lui offre, par son non-anniversaire, un séjour dans une résidence d’auteurs afin qu’elle retrouve son envie d’écrire. Là-bas, les doutes de Marie sont encore plus exacerbés au contact de tous ces autres écrivains…

« Il y a bien une histoire que tu t’es jurée d’écrire? Non, il n’y en avait pas. Je n’avais aucune revanche à prendre sur mon enfance, sur l’amour de ma mère ou celui de mon père, aucun combat à mener. Aucun rééquilibrage à faire. Ma foutue vie était on ne peut plus heureuse. »

En lisant « Parce que la vie ne suffit pas », j’ai ressenti toute l’énergie, l’envie de Nathalie d’écrire son propre roman et cette peur de la feuille blanche que tout écrivain craint! En plus des difficultés d’écrire un roman, se pose ensuite le problème de se faire éditer. C’est un sacré chemin que de faire connaître son livre aux yeux de tous.

« Je voudrais arrêter de stagner dans le fantasme de l’écriture et me confronter à la réalité de l’œuvre écrite, qu’elle soit bonne ou mauvaise, et me dire que je ferais mieux la prochaine fois. En fait, je préfèrerais qu’elle soit bonne! Dis-je en riant. C’est me prouver que j’en suis capable, que je n’ai pas fait tout ça pour rien et passer au suivant. Pour l’instant je crois que je m’en fiche s’il n’est pas édité. Ce n’est pas ce qui compte. »

Le monde de l’édition est grand et il faut arriver à se faire un nom et surtout « taper dans l’œil » d’une maison d’édition. Heureusement qu’il existe l’auto-édition que Marie a choisit, tout comme l’auteure Nathalie et c’est courageux!

Dans cette résidence d’auteurs, les différents écrivains ont chacun leur difficulté pour mettre des mots sur une page, ils sont chacun des secrets qui se dévoilent au cours de la lecture et qui expliquent leur ressenti face à l’écriture. Et comme tout artiste, certains sont des écrivains torturés ce qui est le cas de Marie et de Jacques, un des organisateurs de cette résidence. Marie et Jacques vont se suivre durant ce séjour, vont jusque s’aider. Ce séjour dans cette fameuse résidence va-t-elle être salvatrice pour Marie qui s’est donnée cette dernière chance pour enfin écrire son roman? Et il est certain que Marie a un certain talent pour l’écriture quand on découvre les 4èmes de couvertures qu’elle écrit sur les personnes qui croisent son chemin et j’ai vraiment aimé ces 4ème qui sont pleines d’humour!!

Nathalie Longevial a une jolie plume qui se lit avec facilité. Petit bémol pour moi: j’ai trouvé une petite longueur mais vite atténuée par mon envie de savoir si Marie va réussir ou pas à écrire son premier roman donc Nathalie a su me communiquer son envie!! Et cette couverture est sincèrement très jolie, couverture dessinée par sa fille (fille qui a d’ailleurs dessiné aussi un tote bag Sezane!!!!). Merci Nathalie pour votre roman et chacun attend votre deuxième 😉