L’autre chambre.

« L’autre chambre »

de Diane Schmidt

Grâce aux réseaux sociaux, j’ai le grand privilège de découvrir des petites pépites, ce qui est le cas de « L’autre chambre » des Éditions Envolume que l’auteure, Diane Schmidt, m’a proposée de lire!

Deux femmes, Marine 36 ans et Ondine 19 ans. Marine est vierge, elle cherche un homme, elle est triste, seule. Ondine s’est fait virer de chez elle par sa famille, elle n’est plus vierge et ce depuis ses 12 ans sans qu’elle le veuille, elle danse dans un bar pour gagner sa vie. Marine et Ondine vont avoir un point commun, un homme…

« À force d’entendre que j’étais laide, j’ai fini par le croire; À force de le croire, je le suis devenue. »

« L’autre chambre  » est un objet littéraire non identifié. Il y a beaucoup dans ce petit livre, petit par la taille et le nombre de pages, mais grand par ce qu’il contient. Diane Schmidt raconte deux histoires de femmes qui ne se ressemblent absolument pas pour finir par se rencontrer. Ces deux femmes, dont la vie ne leur a pas fait de cadeaux, n’ont pas le même tempérament: Marine est totalement absente de la vie en général; Ondine croit à la vie. Ces deux femmes sont touchantes, sincères, battantes. J’ai eu une telle empathie pour elles! Il faut les découvrir, il faut faire la connaissance de ces deux.

Et surtout, il faut faire la connaissance de la plume de l’auteure, de Diane. Diane écrit une poésie, certes une poésie sans rime mais une poésie si riche, riche en mots, en phrases courtes, en émotions. Il est inutile d’en faire trop quand le but principal d’un roman est de donner des émotions. Il se dégage des mots choisis par Diane, une sincérité, une force, une envie de crier, de se battre. Ses mots peuvent être crus mais cela est nécessaire pour apprivoiser ces deux femmes, leurs deux vies, leurs souffrances et leur espoir.

En plus d’être une poète, une auteure, Diane Schmidt est une artiste. Elle a ponctué son roman de dessins sobres, au trait affirmé, au contour solide, à la beauté féminine. Tout cela donne une réalité à « L’autre chambre », la réalité de deux femmes malmenées dans la vie, la réalité d’une vraie auteure au talent multiple, la réalité d’un beau livre!

« L’autre chambre » de Diane Scmidt chez les éditions Envolume, 12 mars 2019.

 

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La troisième Hemingway.

« La troisième Hemingway »

de Paula McLain

Grâce à la masse critique de Babelio,  et les éditions Presses de la Cité, j’ai découvert l’auteure Paula McLain et son dernier roman, « La troisième Hemingway ».

Martha Gellhorn, à seulement 27 ans, est déjà reconnue dans le milieu littéraire du fait de ses voyages. Ernest Hemingway est célèbre. Les deux se rencontrent fin 1936 et vont partager des moments de guerre difficiles. Ensemble, ils vont affronter des pays en guerre et vont poser leurs bagages à New York, en Espagne, en Europe, à Cuba. Ils deviennent amants. Ils vivent pour leur passion, la littérature, la partagent, la jalousent. Ils sont désormais un couple.

« Je ne voulais pas lui faire de mal. Je savais seulement une chose: Ernest était un soleil qui brillait si fort qu’il m’éclipserait même sans le vouloir. Il était trop célèbre, trop avancé dans sa propre carrière, trop sûr de ce qu’il voulait. Il était aussi trop marié, enraciné dans la vie qu’il s’était forgée à Kay West. Trop habité, trop impressionnant. Trop Hemingway. »

Dans « Mrs HEMINGWAY », j’avais déjà pu faire la connaissance des quatre femmes d’Hemingway, Hadley, Pauline, Martha et Mary. Dans « La troisième Hemingway », l’auteure parle de Martha, de cette femme battante, grande reporter de guerre connue de tous. Dans ce roman biographique et romancé, Paula McLain nous fait découvrir Martha à travers sa rencontre avec Ernest Hemingway, rencontre qui va être décisive pour elle car c’est grâce à lui que Martha se rend en Espagne lors de la guerre pour être correspondante. C’est à ce moment là que Martha sait ce qu’elle veut faire, qu’elle tombe amoureuse d’Ernest alors marié.

L’auteure nous parle, bien évidemment, de l’histoire d’amour entre ces deux personnages, la naissance de leur amour à travers leur passion littéraire mais surtout, elle nous parle d’une femme qui fera tout pour ne pas être « que la femme d’Ernest Hemingway », elle va chercher à se construire à travers son travail et ce qui a rapproché les deux va les éloigner également. En effet, Martha s’absente afin de couvrir les zones de guerre et Ernest ne le supporte pas, lui qui a toujours eu des femmes au foyer. La dilatation de leur couple est romancée car l’auteure n’est pas entrée dans leur réelle intimité, dans leur crise de couple. Car il ne faut pas que cela domine dans « La troisième Hemingway » et Paule McLain a su vraiment mettre en avant la personne de Martha avec ses convictions, ses attentes, ses dévouements pour les autres, son amour pour la vérité. Grâce à Martha Gellhorn, le monde était informé de ce qu’était la guerre: elle relatait tout ce que vivait les populations, les civils. D’ailleurs, elle a été la première à couvrir le débarquement en Normandie. Martha était au cœur des conflits et cela pendant des années. Un conflit, une guerre, Martha se donner la mission d’être présente et de faire savoir au monde la réalité du terrain. Martha était une femme extraordinaire que Paula a su retranscrire dans son roman: elle en fait une belle personne, forte, indépendante, soucieuse des autres. J’ai aimé partir à la rencontre de cette grande dame!

« La troisième Hemingway » de Paula McLain, traduit par Florence Hertz, 24 janvier 2019.

Manifesto.

« Manifesto »

de Léonor de Récondo

Et encore un roman pour le prix Roman France Télévisions 2019: « Manifesto » de Léonor de Récondo chez Sabine Wespieser éditeur.

Léonor est au chevet de son père mourant Félix. Elle se rappelle des souvenirs, son enfance, sa découverte du violon, son père dans son atelier, ses frères et sœur, l’amour de son père et de sa mère. Une autre narration met en avant Félix et Ernest Hemingway qui se racontent leurs vies, les femmes, la guerre, la mort.

« Je suis près de toi, maintenant, à te droite. Ce sera mon côté durant le restant de la nuit. Je prends ta main, je pleure. Elle est chaude, je la regarde. Je vais te regarder longuement, je sais que c’est la dernière fois que je suis proche de ton corps vivant. J’observe ta main dans la mienne, ta peau ridée qui la recouvre, les grosses veines sous-jacentes, tes ongles carrés, striés, ta paume large. Je te tiens la main pour que tu sentes ma présence – main minuscule qui s’agrippe à un doigt à la naissance, paume relâchée, abandonnée pendant le passage de la vie à la mort. »

« Manifesto » est un roman intimiste, un roman hommage, un roman d’amour mais aussi un roman sur la mort, la mort latente d’un père. Léonor de Récondo convie son lecteur à l’accompagner dans la chambre 508 de l’hôpital, chambre dans laquelle avec sa mère Cécile, elles sont au chevet de Félix, père et mari. Léonor est à sa droite, lui tient la main et se souvient. Elle se souvient de son père, cet artiste, ce luthier qui lui fabriquera un violon, son propre violon. Elle se souvient de son père, ce père de trois autres enfants, enfants disparus tragiquement. Elle se souvient de l’amour qui unissait, unit sa mère et son père, les moments d’amour sincère qu’elle a vus. Léonor nous livre ses souvenirs par petites doses, par petits chapitres qui sont entrecoupés par un tout autre récit.

Léonor de Récondo a imaginé dans « Manifesto » une rencontre entre son père et Ernest Hemingway, une rencontre où ils échangeront sur leur vie, les femmes, la guerre, la mort. Chacun raconte. Ils parlent de la guerre civile espagnole, de l’exil vers la France, les morts tragiques. Les deux hommes sont complices, sont amis, et livrent leur propre vie à l’autre. Ce récit imaginaire est riche, sensible, historique. J’y ai retrouvé des moments de la vie d’Ernest Hemingway découverts dans d’autres romans, j’ai appris de Félix et de sa vie passé. Ces chapitres permettent au roman d’avoir un rythme particulier, permettent de passer la nuit dans cette chambre d’hôpital sans lourdeur. Et quel petit bonheur personnel de pouvoir en savoir encore plus sur Ernest Hemingway.

« Manifesto », ce manifeste de Léonor de Récondo pour son père est une roman sensible. À aucun moment de ma lecture, je n’ai senti d’indélicatesse de la part de l’auteure car elle sait livrer des moments forts avec justesse. À travers ses mots, j’ai senti l’admiration que Léonor a pour son père jusqu’à lui imaginer cette conversation avec ce grand homme qu’Ernest Hemingway. Léonor leur rend hommage à tous les deux. Comme il doit être difficile pour une fille d’accompagner son père dans la mort mais comme cela doit être nécessaire, voire vital et cela l’auteure le dit dans ses phrases, le laisse entrevoir du moins. « Manifesto » est un joli roman autobiographique et fictionnel en même temps et c’est ce qui en fait toute sa grande valeur. Néanmoins, j’ai été un peu déstabilisée par l’emploi des prénoms de ces parents, Cécile et Félix, au lieu d’écrire « ma mère, mon père »… Cela crée une distance qui m’est difficile de comprendre… Mais « Manifesto » reste tout de même un roman puissant par l’amour qu’il s’en dégage!

« Manifesto » de Léonor de Récondo chez Sabine Wespieser éditeur, 10 janvier 2019.

Un certain Paul Darrigrand.

« Un certain Paul Darrigrand »

de Philippe Besson

J’ai enfin pu découvrir la plume de Philippe Besson avec « Un certain Paul Darrigrand » chez les éditions Julliard grâce au prix Roman France Télévisions 2019.

Philippe Besson a 22 ans, il étudie à Bordeaux, là où il va rencontrer Paul Darrigrand. Ils vont vivre une histoire dans la clandestinité car Paul est marié. Et Philippe va tomber malade, gravement malade…

« Elle dit: c’est juste que tu vas morfler, tu n’auras droit qu’à des petits moments volés, c’est tout, tu voudras davantage et tu l’auras pas. Elle dit: et puis tu voudras en parler, comme tu le fais là, maintenant avec moi, et tu pourras pas, tu devras tout garder pour toi, ça va te ronger, je te connais. (Elle voit avant moi la frustration inévitable que provoqueront la rareté et la clandestinité). Elle dit: et tu vas passer ton temps à te demander si c’est de la’mour et tu trouveras pas la réponse. (Elle m’agace à viser aussi juste). »

« Un certain Paul Darrigrand » est mon premier Philippe Besson et je comprends mieux pourquoi certains attendent avec impatience les romans de cet auteur! Dans ce roman, Philippe Besson se raconte, raconte ses amours, ses amitiés, ses études et sa maladie. Philippe se souvient de l’année de ses 22 ans à partir d’une photo qu’il retrouve, une photo prise au mois de décembre à l’île de Ré, là où tout a commencé avec Philippe, où leur histoire est devenue concrète. L’auteur se dévoile et permet à son lecteur d’entrer dans son intimité, il crée une proximité dans son écriture avec ses mots. Son écriture est fluide, puissante, elle permet de faire passer les émotions, ses émotions. Rien n’est surjoué, c’est juste, Philippe ne tombe pas dans le dramatique. Il parle de son amant, Paul, sans le juger, sans la faire passer pour le méchant dans l’histoire. Il se livre comme il le ressent, comme il a vécu cette histoire d’amour, cette histoire secrète. Puis vient sa maladie, maladie qui tarde à avoir un nom. Bien sur, comme beaucoup, comme lui, j’ai pensé au sida, sida qui le touche particulièrement vu que certaines de ses connaissances en sont mortes. Philippe n’a pas le sida mais il a une aussi grave maladie qui peut lui être fatale. Il va se soigner, se battre, combattre et c’est jamais dramatique, c’est la vie, c’est sa vie.

Dans « Un certain Paul Darrigrand », il y a de l’amitié, du secret, de la joie, des peines, de l’espoir, des souvenirs et surtout de l’amour. Philippe Besson parle de la vie étudiante, des retours chez les parents le week-end, des soirées au bar avec les amis, des études et des examens, de l’homosexualité, des choix à faire, de la maladie, tout ce qui fait une vie en fait! Philippe tombe amoureux et tombe malade: est-ce que cela est lié? Philippe se pose cette question comme son lecteur et ce même verbe pour deux actions bien différentes, à méditer!

« Un certain Paul Darrigrand » est une super découverte. J’ai pris un grand plaisir à lire du Philippe Besson, à découvrir sa plume, ses mots, son histoire, son amour. Il m’a emportée avec lui, et il a su me conter son récit dans le creux de mon oreille!! « Un certain Paul Darrigrand » est mon premier roman de Philippe Besson et sera certainement pas le dernier!

« Un certain Paul Darrigrand » de Philippe Besson chez Julliard, 24 janvier 2019.

 

Dérangé que je suis.

« Dérangé que je suis »

d’Ali Zamir

J’ai lu « Dérangé que je suis » d’Ali Zamir, publié chez les éditions Le Tripode, dans le cadre du prix Roman France Télévisions 2019.

Dérangé est un homme un peu simple d’esprit qui est docker sur l’île d’Anjouan. Il porte des vêtements marqués au jour de la semaine, il pousse tous les jours son chariot à la recherche de clients. Un matin, il est embauché par une femme éblouissante. Dérangé va demander au Pipipi, trois dockers, de travailler avec lui. À partir de ce moment, la vie de Dérangé ne va plus être la même…

« Mais la dame m’a fait l’honneur de m’inviter à m’asseoir confortablement sur l’un des fauteuils bien rembourrés de son splendide salon. Et là j’ai commencé à trembler. Oui. J’étais pris d’une fièvre panique jusqu’aux yeux. Qu’avait-elle abuté à ce moment-là? Moi, dérangé que je suis, l’homme aux jours de la semaine et aux vêtements usés jusqu’à la corde, m’asseoir sur un fauteuil bien rembourré pour boire du jus devant une beauté sans pareille? Je me suis dit que je rêvais. Que tout était faux. Mais j’ai vu cette femme s’abandonner sur un autre fauteuil devant moi, les jambes croisées, et attendre que je fasse de même. »

Comment ne pas rester insensible devant la plume d’Ali Zamir, une plume enchanteresse avec des mots d’une telle finesse, des mots oubliés mais que l’auteur a su sublimer dans son conte « Dérangé que je suis ». Oui ce roman est un conte avec son héros, Dérangé simple mais si honnête, sa belle, la femme riche qui embauche Dérangé, et son trio de malfaiteurs, les Pipipi Pirate, Pistolet et Pitié. Les Pipipi veulent « arnaquer » Dérangé, la belle veut Dérangé et lui, Dérangé n’aspire qu’à être en paix. Ali Zamir fait parler son héros, Dérangé et ce dernier parle un français bien particulier, un français qui lui va à merveille avec des mots oubliés, j’aime à dire! Ali Zamir nous raconte la vie misérable des dockers comoriens, la chaleur étouffante, le brouhaha des rues, la rivalité entre dockers, le travail si difficile, la vie des bourgeois versus celle des pauvres. Et Dérangé va être alpagué par la femme, la belle qui va vouloir plus que son travail de docker; et Dérangé va ressentir des choses avec son « serpent » mais il a une morale Dérangé, il ne veut pas toucher une femme mariée, femme mariée qui ne l’entend absolument pas de cette façon et qui va se venger de cet affront. Dérangé est une belle personne qui ne veut faire que son travail sans chercher à nuire à qui que ce soit. Il sait ce que les autres disent de lui mais Dérangé n’en a que faire. Dérangé est sensible, honnête, travailleur, sincère. Je n’ai pu avoir que de l’empathie pour Dérangé, j’ai voulu qu’il trouve enfin un peu de bonheur, qu’il profite un peu…

Dans tout ce récit, Ali Zamir y a semé des touches d’humour, de facétie à côté de la description de la vie si difficile. L’auteur fait un joli mélange, rend son histoire poétique, en fait une fable de nos jours. « Dérangé que je suis » est un roman sensible, touchant, réaliste, qui fait tourbillonner des émotions à son lecteur. Ce récit est à découvrir quand on est amoureux des mots!!

« Dérangé que je suis » d’Ali Zamir chez les éditions Le Tripode, 03 janvier 2019.

Interview d’Anne Plantagenet.

« Interview d’Anne Plantagenet »

Tout d’abord, merci infiniment Anne d’avoir accepté de répondre à mes questions!

Merci à vous Sybil.

 

-Mais qui est Anne en fait?

Je cherche la réponse à cette question dans tous mes livres.

-Pourquoi écrivez-vous?

Pour trouver les pièces manquantes au puzzle de la vie.

-« D’origine italienne » est votre deuxième roman sur la quête de vos origines familiales. Pourquoi ce besoin de partir à la recherche de ses origines?

La question de l’identité est au cœur de tous mes livres, à travers des personnages de fiction, ou à travers de vraies personnes, ou à travers ma propre histoire. Mais au fond, c’est la même quête.

-Concrètement, comme se sont déroulées les conversations avec votre mère? Quels ont été vos supports?

Comme je le raconte dans le livre, j’ai enregistré nos entretiens sur mon téléphone, avant de les copier et de les décrypter sur mon ordinateur. Ensuite, je n’ai évidemment pas tout gardé.

-En fait, votre grand-père Placide vous faisait peur et vous fascinait, non?

Sans doute un peu des deux, oui.

Il m’intriguait aussi, et m’émouvait, plus que je le croyais.

-Vos deux romans sur votre famille feraient des bons scénarios? Vous y avez pensé?

Il y a un projet d’adaptation au cinéma pour « Trois jours à Oran », en cours depuis cinq ans, mais… A suivre !

-Ce voyage en Italie avec vos parents, vous l’avez fait? Si oui, que retenez de vous d’important?

Ah, c’est un des suspenses du (hors) texte ! il ne faut pas percer le mystère… 😉

-Quand j’ai lu votre récit, j’ai lu « mon histoire familiale », c’est assez troublant et en même temps excitant (cela va jusque dans la ville de Dijon, ma ville et celle où s’est installé définitivement mon grand-père). Vous avez déjà eu ce cas, pour ce roman ou votre précèdent?

Oh oui ! Pour « Trois jours à Oran », j’ai reçu tellement de lettres, de témoignages, de gens me disant « c’est mon histoire » que j’en ai tiré une postface pour l’édition de poche, chez J’ai lu, qui s’appelle « Le désir et la peur ». C’était bouleversant.

-Il vous a fallu combien de temps pour écrire ce roman? Depuis l’idée qui a germé dans votre tête au point final?

Deux ans d’écriture, cinq versions du manuscrit. Et toute une vie derrière moi…

-Quand vous écrivez, avez-vous déjà un plan bien structuré ou est-ce que vous voyez au fur et à mesure de la rédaction?

Rien de structuré ni de planifié. Je réécris sans cesse, j’écoute le texte s’imposer et le laisse partir parfois dans une direction non préméditée et inattendue.

-Comment vous sentez-vous au moment de la sortie de votre roman?

Fébrile. Fragile. Inquiète. Heureuse. Confiante. Impatiente. Excitée…. Tout à la fois !

-Comment voyez-vous vos lecteurs? Quels rapports entretenez-vous avec eux?

J’adore rencontrer les lecteurs, j’adore aller vers eux, discuter avec eux, les écouter, je réponds toujours aux lettres, j’aime les salons du livre, les rencontres en librairies, les festivals, les lectures.

-Comme lectrice, vous avez des préférences de genres littéraires?

Je suis très éclectique, je lis beaucoup, classique, contemporain, et de tout (sauf de la science-fiction).

-Un conseil lecture pour la rentrée?

Oh oui, un roman graphique : « Un anglais dans mon arbre », d’Olivia Burton et de Mahi Grand, chez Denoël Graphic (à paraître le 7 mars), c’est génial, génial, l’histoire d’une jeune femme qui part à la recherche… de ses origines… anglaises, et va se retrouver dans des aventures incroyables sur les traces d’un explorateur. Formidable !

-Un dernier mot?

« Je ne sais pas d’où je viens

Je ne sais pas quand je meurs

Je ne sais pas qui je suis

Je m’étonne d’être aussi joyeux »

Martinus von Biberach (15éme siècle)