Tout un été sans facebook.

« Tout un été sans facebook »

de Romain Puértolas

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Je ne pouvais pas passer un été sans lire Tout un été sans facebook de Romain Puértolas chez les éditions Le dilettante!!!! Le titre de ce roman m’a attirée étant de la génération facebook et me disant tous les jours que je devrais m’y détacher donc imaginer un été sans facebook, le rêve!!! Et je n’ai pas été déçue par ma lecture!!

« Oui, un livre c’était ça. Un être discret, immobile et silencieux, qui, une fois ouvert, révélait au lecteur une explosion de sentiment, d’événement, de tragédie, de comédie. »

Agatha Crispies est lieutenant de police à New-York mais pas Big Apple, non, New-York Colorado, un petit village aux 198 ronds-points. A New-York Colorado, il y a aucune connexion internet ou téléphone portable! Oui, ça existe!!! Dans ce village raciste, Agatha Crispies détonne dans tous les sens du terme: elle vient de New-York Big Apple; est noire, avec de grosses fesses, mangeant des donuts bien trop souvent et attendant L’AFFAIRE qui lui rendra son poste dans la grande ville. Car oui, à New-York Colorado, il ne se passe rien… Pour passer le temps, Agatha Crispies a créer un club de lecture au sein de commissariat, ou plutôt un semblant de club de lecture, étant la seule à dévorer des romans (au sens figuré cette fois!).

« Elle aimait citer les grands classiques, c’était une manière de faire entrer la littérature dans la vraie vie. Ou de faire entrer dans sa pauvre vie dans le monde bien merveilleux de la littérature. »

Une série de disparitions et de meurtres apparaissent dans le Colorado et le lieutenant Agatha Cripsies va donc mener l’enquête pour résoudre ces énigmes et redorer son blason pour réintégrer la police de New-York Big Apple. Jusqu’où son enquête va-t-elle la mener??

C’est le quatrième roman de Romain Puértolas et j’avais déjà été attirée par un de ses titres de roman sans passer le cap mais je vais y remédier puisque j’ai aimé la lecture de Tout un été sans facebook!! Romain Puértolas est un romancier à succès étant donné que son roman L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea va être adapté au cinéma!! Et Tout un été sans facebook ferait aussi un bon film!!!

Dans ce roman, l’auteur nous plonge dans l’Amérique profonde, raciste, coupée du monde vu qu’ils ont pas accès à internet. Mais ce non accès est-il vraiment une mauvaise chose?

« Ici, les gens sont foncièrement heureux car ils n’ont pas de portable, pas de facebook, d’internet, d’instagram pour les détourner des plaisirs simples de la vie, celui de se promener dans la forêt, de lire bercés par le seul chant des oiseaux, d’escalader des montagnes, de profiter d’un coucher de soleil sur le lac (…) sans nécessité de le photographier et de le mettre aussitôt sur les réseaux sociaux. »

Dans ce village, il y a de ce fait un club de lecture, de tricot, de sudoku… Les habitants le vivent plutôt bien!! C’est plus difficile pour Agatha Crispies vu qu’elle vient de la grande ville de New-York donc a connu et utilisé internet et autres… En lisant ce roman, forcément, je me suis posée la question: quelle serait ma vie sans internet et les réseaux sociaux? Il est difficile d’y répondre en fait vu que nous avons accès tout le temps et partout à internet… Mais j’ai aimé me poser cette question…

L’auteur, par l’intermédiaire de son personnage principal, fait référence à la littérature et cela plus que régulièrement au cours de la lecture (d’ailleurs ça commence avec le nom du lieutenant, Agatha Cirspies). Ces références rendent encore plus intéressante le roman et j’imagine le travail que cela a dû demander à Romain Puértolas! Pour ma part, j’ai beaucoup aimé! (La référence « John Dicker et son roman La vraie vérité sur l’affaire du cas Québert m’a bien fait sourire!!). Et comme le dit si bien Agatha Crispies, je lis moi aussi de tout!

« Je lis de tout. Il n’y a pas de sous-littérature, de sous-culture. On commence par dire qu’il y a des sous-livres et après, on dit qu’il y a des sous-hommes. Le snobisme littéraire et culturel est une plaie aussi néfaste que l’illettrisme. Ne pas vouloir s’ouvrir aux autres, ne pas chercher à découvrir d’autres choses, rester dans son petit confort, enfermé dans sa petite case, ne jamais se remettre en question, ce n’est pas faire preuve d’intelligence. J’aime les livres, tous sans discrimination. »

Je trouve cette citation d’une telle justesse… Et en la lisant, on peut y voir le problème de racisme qui est aussi présent dans ce roman et qui est toujours, malheureusement, bien actif en Amérique (je pense à Charleston et ces événements dramatiques de cet été…).

Vous l’avez compris: je recommande la lecture de Tout un été sans facebook, lecture qui m’a fait rire, m’a questionnée, m’a fait réfléchir…

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5 réflexions sur “Tout un été sans facebook.

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