Le livre que je ne voulais pas écrire.

« Le livre que je ne voulais pas écrire »

de Erwan Larher

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Le livre que je ne voulais pas écrire est Le Livre Que Je Voulais Lire. Et pour une fois, je vais débuter ma chronique (que je vais tenter de faire courte, comme à mon habitude et je le dois à Erwan suite à notre discussion, tant il y a dire sur ce beau roman) par une citation de l’auteur.

« Avec une pensée émue pour ceux qui n’ont pas eu ma chance, je voulais juste dire, pour de vrai, et désolé pour les allergiques à la guimauve: MERCI. »

Moi aussi je souhaite remercier Erwan Larher pour ce livre qu’il ne voulait pas écrire. Je désirais le lire depuis qu’il circulait sur Instagram. Il était donc prévu dans ma PAL, PAL de plus en plus longue ceci dit! Quelle fût pas ma surprise forte agréable quand, lors de ma venue à mon premier salon du livre, Livres en vignes, au château du Clos Vougeot, j’aperçus sur une table cette couverture si reconnaissable!! En plus d’acquérir ce roman, j’ai eu le privilège de rencontrer son auteur, d’échanger sur notre point commun, les livres et waouh!!!

Le livre que je ne voulais pas écrire que finalement Erwan Larher a écrit chez Quidam Editeur raconte le 13 novembre 2015, son 13 novembre 2015. Erwan était là, au Bataclan et il nous livre son récit de ce soir-là et aussi des autres soirs, jours qui ont suivi ce vendredi noir.

« A 21h40, ou 42, ou 47, ils ne sont pas fichus de se mettre d’accord, bruits de pétards, les musiciens se figent puis quittent la scène en courant, des cris, du mouvement, ce ne sont pas des pétards, « Couchez-vous! Couchez-vous! ». Je me jette au sol. Là commence le roman – à moins qu’il n’ait commencé sans me prévenir. »

Erwan Larher était au Bataclan le 13 novembre 2015, c’est un rescapé et il est écrivain. De ce fait, tous attendaient de lui qu’il « raconte »…

« Tu es investi malgré toi d’une sorte de mission. Ce n’est pas le témoignage d’Erwan Larher qui est important, c’est ce que le seul écrivain ce soir-là au Bataclan en ferait s’il s’attaquait au sujet, au matériau. Le seul écrivain, c’est bien ta chance… »

Mais Erwan n’a pas « raconté » de suite, il ne voulait pas écrire, témoigner dans la frénésie… Beaucoup de témoignages ont été écrits juste après les attentats, témoignages que je n’ai pas encore lus… D’ailleurs,  Le livre que je ne voulais pas écrire est mon premier récit de ce jour là et un peu comme Erwan, je ne voulais pas lire ce « 13 novembre » dans la « frénésie ».  Besoin de laisser le temps passer, peut-être oublier aussi même si on ne peut pas oublier… Et en cette rentrée littéraire 2017, Le livre que je ne voulais pas écrire paraît et rien que le titre donne forcément envie de lire (esprit de contradiction!!)! Et cette couverture, forcément, elle donne envie d’ouvrir ce livre (Erwan et ses Santiags, une grande histoire)!! Toutes les conditions étaient réunies pour que je souhaite lire ce roman!

L’auteur nous livre donc son 13 novembre mais pas que… Il nous raconte aussi après: ses blessures, son séjour à l’hôpital, son retour chez lui, sa rééducation… Erwan raconte à son lecteur son quotidien qui a changé, ses relations avec les autres. Et justement en parlant des autres, Erwan a écrit des chapitres « Vue du dehors ». Non, ce n’est pas lui qui les a écrit en fait mais sa famille, ses amis, son amoureuse (ses amoureuses!!); ils ont écrit ce qu’ils ont vécu ce 13 novembre par rapport à Erwan et cette vision extérieure, qui coupe régulièrement le récit d’Erwan, s’accorde parfaitement avec ce que j’ai pu ressentir de l’auteur. Ce récit est fort et je comprends encore plus son titre après sa lecture. Mais n’allez pas croire que ce livre est triste, larmoyant. Il est vrai tout simplement et Erwan a su écrire ce drame avec justesse sans tomber dans le dramatique. J’ai eu le sourire à certains passages et je sais pourquoi je voulais lire ce livre.

« Entre ces deux moments, surtout, j’ai été en contact avec le plus beau, le plus noble de l’humanité: la compassion, le dévouement, l’écoute, la générosité, l’échange, le partage, l’affection, la douceur, la tendresse. »

Merci Erwan pour ce livre. Merci Erwan pour cette rencontre lors du salon du livre. Merci pour votre dédicace.

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4 réflexions sur “Le livre que je ne voulais pas écrire.

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