A malin malin et demi.

« A malin malin et demi »

de Richard Russo

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Grâce aux Editions de la Table Ronde, j’ai pu découvrir l’écrivain Richard Russo avec son roman A malin malin et demi, son dernier livre. Celui ci me tentait beaucoup et surtout, j’apprécie particulièrement les couvertures bleues de cette maison d’édition.

Les États-Unis, une ancienne cité industrielle du New Jersey North Barth est le décor de ce roman. Douglas Rayner y est le chef de la police et erre dans cette ville qui se meure depuis le décès accidentel de sa femme, femme qui le quittait quand elle trouva la mort dans une chute d’escaliers. Depuis Douglas Rayner cherche désespérément cet amant… A North Barth, vit également Sully, Donald Sullivan, devenu malgré lui riche et désormais malade du cœur. Il est toujours accompagné de Rub qui ne peut vivre sans Sully. Gravitent aussi autour d’eux Carl Roebuck, un entrepreneur escroc; Ruth l’ex-maitresse de Sully, son mari et sa fille qui tente d’échapper à la violence de son mari sorti de prison; Charice, l’assistante de Douglas Rayner, et son frère jumeau Jérôme. Les histoires de chacun sont liées et vont être bousculées en moins de 48h quand Douglas va s’évanouir dans une tombe, quand un mur de bâtiment va s’écrouler, quand un cobra va s’échapper d’un appartement, quand la Mustang de Jérôme va être vandalisée… Il s’en passe beaucoup de choses dans cette petite ville de North Bath… Et faut pas oublier le chien, Rub, de Sully (référence au bandeau du livre!).

« Rayner avait alors pansé à la vieille Miss Berry qui, en classe de quatrième, était connue pour affirmer que le mot précis, l’expression soigneusement choisie, l’analogie exacte valaient mille image. »

Richard Russo a construit son roman en plusieurs chapitres avec un titre annonciateur: chaque personnage a ses chapitres, chapitres toujours en lien entre eux. Le lecteur y découvre les habitants de cette ville qui se meure des États-Unis avec ses questionnements, ses défauts, ses vécus, son probable avenir… On pourrait penser que Richard Russo a voulu faire une satire de ces personnages d’une Amérique profonde mais il en est rien. L’auteur nous livre une réflexion sur la société, sur l’homme en relation avec l’autre sans tomber dans le patho, et c’est toute la subtilité de A malin malin et demi! En le lisant, j’ai vu les images de cette ville, de ses habitants, ses diners… Richard Russo décrit au mieux cette Amérique avec de jolies pointes d’humour bien réparties. Le nombre de pages, plus de 600, pourrait refroidir mais une fois passé les 50 premières pages (que j’ai trouvé longues…), ce roman se lit facilement et on s’attache facilement à ces habitants tous cabossés par la vie mais qui s’en sortent plutôt bien au final. En refermant A malin malin et demi, on se dit que Richard Russo a en fait écrit du réalisme.

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