Les délices de Tokyo.

« Les délices de Tokyo »

de Durian Sukegawa

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« Les délices de Tokyo » de Durian Sukegawa, paru au Livre de Poche, est un délicieux roman dans tous les sens du terme (rien qu’à lire le titre d’ailleurs)!!

Sentarô travaille dans une échoppe à Tokyo, il y confectionne des dorayaki, pâtisseries japonaises composées de deux pancakes fourrés à la pâte de haricots rouges appelée an. Sentarô a été embauché à sa sortie de prison et y reste afin de payer ses dettes envers la veuve du propriétaire. Les clients ne sont pas nombreux pour goûter ses dorayaki (dont le an est industriel). Il rencontre Tokue, une vieille dame aux doigts déformés, et décide de l’embaucher au vue de ses compétences de pâtissière. Les clients sont de plus en plus nombreux  mais un jour, Tokue disparaît en emportant avec elle son secret que Sentarô n’a pas réussi à percer. Mais quel est donc ce secret? Quel est la vie de Tokue?

« A travers toutes ces circonstances, vous vivez de la façon qui est la vôtre. Et un jour sans doute viendra où vous pourrez dire, ça, c’est ma vie. Même si vous ne devenez pas écrivain, ni artisan spécialisé dans les dorayaki, le jour viendra où vous vous trouverez où vous serez vous-même. »

« Les délices de Tokyo » est un roman qui se savoure et qui apporte beaucoup à son lecteur. Pour mon premier roman japonais, je n’ai pas été déçue et surtout, j’ai ressenti cette atmosphère si spécifique au Japon et tous ces cerisiers en fleurs décrits par Durian Sukegawa font rêver! L’auteur nous fait découvrir toutes les étapes de la confection des dorayaki dans une certaine poésie et lorsque Tokue intervient lors de la confection, l’auteur parle de la transmission, transmission du savoir-faire qui est essentiel au Japon. Tokue va apprendre beaucoup de choses à Sentarô le temps de leur collaboration et même après quand Sentarô va partir à sa recherche.

« Je suis convaincue que chaque chose ici-bas est douée de parole. A mon avis, on peut prêter l’oreille à tout, aux passants dans la rue devant la boutique bien entendu, à tout ce qui est vivant, et même aux rayons de soleil et au vent. »

Dans « Les délices de Tokyo », l’écoute a une place primordiale. D’ailleurs, Tokue, afin de cuisiner le an, dit qu’il faut « écouter la voix des haricots » et bien entendu, tout le monde se demande comment faire vu que les haricots n’ont pas de voix… Grâce à cette vieille femme aux doigts déformés, une philosophie de vie ressort de la lecture de ce roman: il faut savoir, apprendre à écouter tout ce qui nous entoure, être attentif aux autres, être à l’écoute de nous-même. Au Japon, les personnes âgées ont une place importante car elles transmettent leur sagesse et grâce à l’auteur, on comprend mieux pourquoi avec son personnage de Tokue qui croise le chemin de deux générations: Sentarô et Wakana, une jeune étudiante.

« Les délices de Tokyo » est un roman empli de tendresse, d’amour, de respect. Lors de sa lecture, on se sent léger avec une envie de faire le bien autour de soi, pour les personnes qui nous sont chères. Ce roman est une pépite à mettre dans les mains de tout le monde! Maintenant, je dois voir le film que Naomi Kawase, film adapté de ce roman si poétique!

 

 

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