Retour à Buenos Aires.

« Retour à Buenos Aires »

de Daniel Fohr

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Dans la 4ème de couv, apparaît un bibliothécaire, c’était donc un livre pour moi et grâce aux éditions Slatkine et Cie, j’ai découvert ce joli roman « Retour à Buenos Aires » de Daniel Fohr.

Un bibliothécaire se voit hériter du dernier membre de sa famille, un oncle, un aviateur de 100 ans et surtout il se voit charger d’une mission: il doit faire Le Havre-Buenos Aires par la mer pour y disperser les cendres de l’Aviateur près de l’amour de sa vie. Il prend donc un cargo afin de tenir sa promesse et le voici voguant sur l’océan Atlantique avec un équipage assez peu avenant… Cette traversée va lui permettre de s’en savoir  plus sur cette histoire d’amour au travers de lettres et même sur lui-même car il va se retrouver seul avec lui-même durant 24 jours…

« Au cinéma, la bibliothécaire est une femme, elle a des lunettes, un chignon et l’air de cacher une cravache dans son dos. Si c’est un homme, il est gris, vieux et peu aimable, parfois inquiétant, et toujours suspicieux. Les mots qui sont généralement associés à la bibliothécaire sont: rat, poussière, labyrinthe, silence, ennui, mort, alors que la profession a compté des gens très bien comme Diderot, Musset ou Casanova. Marcel Proust a été bibliothécaire et Mao, même s’il se contentait de balayer la salle de lecture de l’université de Pékin et de tenir les registres à jour. »

« Retour à Buenos Aires » est un roman sur l’amour qui lie un homme et une femme pendant presque un siècle, un roman sur le vie spartiate d’un équipage de cargo, un roman sur l’introspection  du narrateur. J’ai beaucoup aimé cette lecture, cette découverte de l’auteur, Daniel Fohr dont son écriture est juste, fluide, elle se laisse glisser comme le cargo sur l’océan. Ne connaissant rien à la vie sur ce type de bateau, j’ai découvert comment se déroulait le quotidien de ces équipages qui se créent des rituels comme la cérémonie lors du passage de l’équateur, le barbecue et le karaoké! La cohabitation entre le bibliothécaire, l’Aviateur et l’équipage est simple car ils sont assez renfrognés et tous mais cela n’empêche pas le bibliothécaire d’être compté pour les « évènements » qui se déroulent à bord tout comme l’Aviateur dans son urne. Le narrateur fait participer l’Aviateur, lui parle, s’inquiète et surtout il va en savoir plus en lisant les échanges épistolaires entre l’Aviateur et son amour, ces lettres d’amour qui donnent tout son sens au besoin de l’Aviateur de se retrouver avec elle.

« Comment pouvait-on rester fidèle, presque cent ans après, au souvenir d’une femme qui vous avait rejeté et avec qui la rencontre avait duré moins longtemps que la vie d’une fourmi commune? C’était comme quelqu’un qui vivrait avec un scalpel oublié dans l’intestin sans que ça dérange. »

A la lecture de ce roman, je me suis sentie seule mais dans le bon sens du terme: j’étais seule avec le narrateur et son urne, j’ai vécu son quotidien sur ce navire, j’ai ressenti l’amour à travers la lecture des lettres… Par contre, j’aurais aimé en connaître plus sur Buenos Aires qui est tout de même la capitale mondiale du livre depuis 2011 (c’est le petit regret de la lectrice que je suis!!). « Retour à Buenos Aires » est une jolie découverte pour moi!!

 

 

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2 réflexions sur “Retour à Buenos Aires.

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