L’âge de raison.

« L’âge de raison »

de Jami Attenberg

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Quand j’ai vu passer sur Instagram « L’âge de raison » de Jami Attenberg, je me suis dit que je devais le lire. Et grâce aux éditions Les Escales, cela a été possible et ce roman est devenu un coup de cœur.

Andrea, bientôt quarante ans, habite New-York, est célibataire, enchaîne les aventures amoureuses, boit un peu trop… Andrea a abandonné sa vocation artistique et semble ne pas vouloir entrer dans la vraie vie des adultes. Sa meilleure amie, Indigo, s’est mariée et va devenir maman. Son frère est en couple depuis des années et est papa. Ses relations avec sa mère sont toujours un peu bancales et ce depuis le décès de son père, vingt cinq ans plus tôt. Andrea s’ennuie fortement à son travail mais ne le quitte pas. Elle cherche sa voie en regardant de sa fenêtre un bout de l’Empire State Building qu’elle dessine en espérant… Andrea se sait en marge de la vie dite d’adulte, en marge de sa famille, de ses amis… Va-t-elle arriver à se trouver?

« Ce soir, la quarantaine ne me fait pas peur. Je suis toujours vivante, c’est ce qui compte. J’en suis la première surprise, d’ailleurs. Mes amis lèvent leurs verres et nous trinquons à ce grand miracle: nous sommes toujours vivants. »

« L’âge de raison » est mon premier roman de Jami Attenberg et je suis conquise par cette auteure, son écriture. La lecture de son roman est fluide, je n’ai, à aucun moment, senti de lourdeurs malgré les thèmes abordés. Andrea est un personnage atypique auquel je me suis attachée. Dès le début de la lecture, j’ai ressenti un quelque chose en elle qui faisait ce qu’elle était à l’aube de ses quarante ans: insouciante, désinvolte, sans attache même familiale… Au premier abord, je me suis dit qu’Andrea ne s’intéressait pas vraiment aux autres, à ses amis, son frère et son bébé malade mais en en apprenant plus sur son passé, je me suis rendue compte que c’était totalement l’inverse. Sans le montrer, Andrea s’inquiète des personnes qui l’entourent.

« Je ne m’étends pas davantage sur ce qui fait ma vie en ce moment. Rien sur mes rencontres et mes liaisons amoureuses; rien sur mon boulot, que je hais et qui m’ôte chaque jour un peu de mon âme; rien sur mon frère, qui me paraît très abattu au téléphone ces derniers temps; rien sur mon père, décédé depuis vingt cinq ans et auquel je pense plus que de raison ces jours-ci; rien sur ma mère qui me manque terriblement mais que rien ne convaincra de revenir à New-York… »

Dans « L’âge de raison », Jami Attenberg nous livre l’histoire d’une jeune femme qui décide de sa vie, qui prend ses propres décisions, qui fait ses propres expériences afin de se construire. Cette attitude pourrait penser qu’elle est irresponsable, immature mais en creusant bien, cette femme vit sa vie, sa propre vie. Certains pourraient dire qu’elle sort du cadre… Mais quel est ce « cadre »? Andrea a su, dès son plus jeune âge,  que la norme n’est pas le cadre. Au fur et à mesure de la lecture, de la connaissance du passé d’Andrea, celle-ci montre ses faiblesses, ses cauchemars… Plus j’avançais dans ma lecture, plus Andrea montrait son attachement à ce qui l’entoure, elle se dévoilait d’elle même.

Chacun doit se construire sa vie et même si la société nous trace un chemin bien définit (le travail, le logement, la famille, les enfants), chacun doit se créer son propre chemin et s’il est différent, il faut avancer et ne pas croire qu’il faut être comme tout le monde…

 

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