L’aile des vierges.

« L’aile des vierges »

de Laurence Peyrin

FB49389A-C56C-48F5-9A11-DBA0325A7964

J’étais très impatiente de retrouver Laurence Peyrin avec son dernier roman, « L’aile des vierges », paru chez les éditions Calmann-Lévy que je remercie.

Avril 1946, en Angleterre, Maggie Fuller, une jeune veuve, se rend au manoir Sheperd House dans le Kent pour être au service du couple Lyon-Thorpe. Cela est une épreuve pour Maggie qui se voyait partir en Amérique afin d’y devenir médecin. Car Maggie est une femme cultivée et en avance sur son temps comme l’était sa mère, sage-femme féministe, et sa grand-mère, une des premières suffragettes. Elle découvre dans ce manoir un ancien monde pour elle où les femmes n’ont pas la place qu’elles méritent. Mais le manoir du Kent va peut-être se révéler être un vrai bénéfice pour Maggie…

« Maggie. Je suis absolument, terriblement, irraisonnablement amoureux de toi. Je suis amoureux de tes blessures, amoureux de tes révoltes… De tout ce que tu es. Même si ce n’est pas toujours une partie de plaisir. »

Avec « L’aile des vierges », Laurence Peyrin m’a encore fait voyager, rêver, aimer, croire; je suis une nouvelle fois passer par toutes les émotions donc merci! « L’aile des vierges » est un roman féministe dans le bon sens du terme: Maggie ne veut pas se laisser faire, elle veut mener la vie comme elle l’entend et non pas comme pourrait l’entendre pour elle la société. Elle est forte, courageuse, aimante, sincère (des fois un peu trop!), entière. Bref Maggie est une femme, une vraie femme qui sait ce qu’elle veut. Oui Maggie est féministe mais c’est pas pour autant qu’elle n’est pas là pour les autres, bien au contraire et surtout, elle reste une femme avant tout et veut aimer! Il est impossible de rester insensible devant cette femme qui se bat par rapport à ses idéaux et qui fait avancer la cause féminine surtout autour d’elle. Maggie était-elle obligée d’être elle? Certainement quand on a une telle grand-mère, une telle mère qui lui a donné les clés pour se créer sa propre vie, sans dépendre des autres, de l’autre, d’un homme surtout dans les années 40.

Aux côtés de Maggie, Laurence Peyrin livre une très jolie fresque de personnages so british!! En lisant « L’aile des vierges », j’ai été de nouveau plongée dans le monde de Downtown Abbey avec son personnel de maison, sa famille de Lord, celui ou celle qui sort du cadre: Kitty, la collègue de Maggie si naïve; le discret majordome; le couple Colin et Bertha; le fidèle Baptiste; Pippa-ma-chère, la femme du manoir; Sir John, le charismatique Lord qui rêve d’Afrique; et le grand-père Sir Albert toujours à la recherche de sa Clemmie!! Tous ces personnages sont attachants même Pippa-ma-chère dans un sens!! Et les lieux associés à ces personnages sont si parlants que je les ai imaginés tout au long de ma lecture et quand Laurence Peyrin a fait son pèlerinage sur Instagram, ces lieux me sont apparus comme je les avais imaginés. Par sa plume, ses descriptions, Laurence Peyrin sait majestueusement nous plonger entièrement dans son histoire. J’ai été happée dans la vie de Maggie et comme à chaque lecture d’un roman de Laurence Peyrin, j’ai appris et avec « L’aile des vierges », j’ai appris beaucoup sur le combat des femmes pour leurs droits qui sont, à notre ère, si naturels qu’on en oublie vite le combat de nos aïeules.

À propos de Clara Barton, fondatrice de la Croix Rouge: « Elle a commencé par s’occuper d’enfants nécessiteux, en leur faisant la lecture. Elle collectait des fonds, se battait avec les bureaucrates… (Maggie s’emballait dans son histoire, passionnée). Plus tard, pendant la guerre civile, Abraham Lincoln l’a chargée d’identifier les soldats de l’Union morts au combat, pour mettre un nom sur leur tombe. Après, elle s’est battue pour les droits civiques des Noirs. Et pour le suffrage des femmes, comme ma grand-mère. »

J’ai plus qu’aimer lire « L’aile des vierges ». Laurence Peyrin m’a encore transportée avec elle, avec ses personnages, dans ses lieux qui lui sont chers. Laurence Peyrin a une nouvelle fois un travail de recherches incroyable et permet de ce fait rendre si réel son roman. Je lisais et je voyais toutes les scènes passaient devant mes yeux!! Merci Laurence Peyrin!!

« Comme disait notre ami saint Augustin: Elle n’est plus là où elle était, mais elle est maintenant partout où je suis. »

 

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s