37, étoiles filantes.

« 37, étoiles filantes »

de Jérôme Attal

Aujourd’hui sort le dernier roman de Jérôme Attal, « 37, étoiles filantes » chez les éditions Robert Laffont et évidemment, j’ai aimé encore l’univers de Jérôme Attal.

Montmartre dans les années 30, le sculpteur Alberto Giacometti a qu’une seule obsession à la suite de son accident avec une Américaine conduisant une Américaine, casser la gueule au philosophe Jean- Paul Sartre qui est en pleine écriture de son premier roman. Mais pourquoi cette obsession?…

« Isabel exulte. Elle sait que cette histoire va miner Alberto. Lui empoisonner l’existence au moins le temps qu’il lui reste à passer à la clinique. Des plaies insistantes dont on a du mal à guérir, les blessures de l’amour-propre sont les plus coriaces. Ah, le pouvoir de ce qu’on pense de vous! Terrible! Une seule phrase décochée et vous tombez de votre piédestal. Toute avancée triomphale n’est qu’équilibre fragile. »

Avec « 37, étoiles filantes », Jérôme Attal emmène son lecteur faire un voyage dans le temps auprès des artistes des années 30, avant la deuxième guerre mondiale et après la première guerre mondiale, où tout est encore possible. Montmartre est le lieu où tous les artistes se croisent, se toisent, s’apostrophent, trouvent l’inspiration. Alberto Giacometti y puise son inspiration pour sculpter ses petites figurines. Jean-Paul Sartre écrit et cherche un nom pour son premier roman. Ils sont amis jusqu’à ce que Alberto entend ce que Jean-Paul dit de lui… Et là, même avec ses béquilles, il part à sa recherche pour lui « casser la gueule ». Albert, dans cette quête, va croiser la route de femmes dont la présence ne passe inaperçue et vont le hanter, surtout Julia. Et oui Alberto ne sait résister à un sourire!

« Elle lui décocha un nouveau sourire qui faillit la faire tomber à la renverse. Cette fille possédait tout un carquois de sourires adorables. Un sourire aussi fabuleux que la plus douce des phalènes défaillantes. Un sourire qu’une seule vie ne suffirait pas à capturer. »

Comme à chaque fois, Jérôme Attal développe un côté un peu loufoque dans son roman  mais si rafraîchissant, si plaisant, si enthousiasme. Avec « 37, étoiles filantes », j’ai déambulé dans les rues parisiennes, je suis rentrée dans les ateliers d’artistes, j’ai bu un café au Café de Flore, j’ai même été au commissariat et à la clinique, j’ai passé un 31 décembre entourée d’artistes, et je suis aussi allée au bordel! C’est un vrai voyage de rencontres, de connaissances que nous proposent l’auteur. Et les femmes de ce roman: elles ont toutes une telle importance pour tous. Et oui, comme on dit, « il y a toujours une femme derrière un grand homme »!! Elles font le monde et Jérôme Attal leur rend hommage!! Malheureusement, dans les années 30, c’est le début du nazisme et même le milieu artistique n’y échappe pas… Jérôme Attal aime les artistes et son milieu et avec « 37, étoiles filantes », il dévoile l’envers du décor: les relations entre eux, le pouvoir de séduction des femmes, les soirées où seuls les artistes y ont leur place, le rêve américain. Ses personnages manient avec élégance la langue française et hésitent pas à faire des références à d’autres artistes, à d’autres œuvres.

« C’ est que ,répond Alberto en fixant l’infirmière qui baisse un peu la garde, c’est la paradis! Je veux dire, avec la quantité d’anges qui évoluent dans votre établissement, le grand Raphaël et le Tintoret en personne auraient demandé à transférer dans la minute leurs ateliers d’artistes dans vos locaux! Ça, j’en mettrais ma main à couper! »

« 37, étoiles filantes » est un roman à découvrir!!

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4 réflexions sur “37, étoiles filantes.

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