Si j’avais un perroquet je l’appellerais Jean-Guy.

« Si j’avais un perroquet je l’appellerais Jean-Guy (parce que Coco est déjà pris) »

de Blandine Chabot

Rien que le titre, « Si j’avais un perroquet je l’appellerais Jean-Guy » de Blandine Chabot, donne envie!! Merci aux éditions Cherche Midi pour cette lecture idéale en période de vacances.

Catherine trouve dans un roman emprunté à la bibliothèque, un roman de Françoise Sagan, un marque-page bien différent des marques-page habituels: c’est un bout de papier sur lequel sont inscrits un prénom, un numéro de téléphone et quatre mots « Appelle moi quand tu veux »! Étant célibataire, Catherine décide d’appeler ce Jean-Philippe!!

« C’en est fini de la solitude, de la méfiance et des poils aux jambes. Je veux une copine pour ma brosse à dents. Je veux écouter des comptes-rendus de journée en mangeant des spaghettis à la bolognaise. Je veux un killer d’araignées et des épaules à masser. Je veux qu’on blâme ma façon de cuire les steacks. Je veux qu’on me propose sans crier gare de partir une semaine en amoureux, découvrir le sud de la Californie. Je veux qu’on m’inculque des notions d’informatique contre mon gré, dans une ambiance tendue. Je veux qu’on m’explique que la vie c’est beau, et que la jalousie ce n’est pas bien. Je veux qu’on me propose d’adopter un berger allemand, et qu’on insiste pendant deux ans. »

« Si j’avais un perroquetje l’appellerais Jean-Guy » est un roman feel good dans lequel Catherine, une célibataire, tient la première place en étant entourée de son chat Luc et ses amies. Catherine a vécu une déception sentimentale et du coup familiale assez brutale. Pour elle, ce bout de papier glissé dans ce livre est le signe du destin. Bien entendu, dès les premières pages, je me doutais du devenir de ce numéro de téléphone, de ce Jean-Philippe et de leur relation (c’est comme dans les séries télé de Noël: on connait l’histoire mais on ne peut pas s’empêcher de regarder!!!)!! Évidemment, je me suis posée la question: aurais-je appeler ce numéro de téléphone si c’est moi qui l’avait trouvé???

La plume de Blandine Chabot est légère et ses traits d’humour sont plaisants. L’auteure a autant de facilité à écrire des scène humoristiques que des scènes plus sensibles, cela permet de l’empathie pour Catherine. Cependant, j’émets un bénol concernant les scènes plutôt érotiques qui n’apportent rien au récit et qui gâchent un peu le plaisir… Le récit est enjoué, il paraît à certains moments décousus mais il retranscrit justement l’état d’esprit de Catherine avec son franc parlé, son dynamisme et ses doutes. Et des doutes, Catherine en a vis-à-vis des hommes vu le comportement de son dernier petit ami… L’émotion est aussi présente dans ce roman et rend Catherine touchante.

« Une mère, c’est une couverture autour des épaules, sur une terrasse, un soir d’été. Une mère ça chante dans le noir. Une mère ça veille dans le soir. Une mère c’est la rampe d’escalier… Une mère ça sait quand le coup de pied au cul sera plus bénéfique que la caresse sur la joue… Une mère c’est un docteur. Une mère c’est un psy. Une mère c’est une infirmière. Une mère c’est une enseignante, un chauffeur et une couturière. Une mère c’est une sainte. Une mère c’est la limpidité de l’amour, c’est la générosité du philanthrope, c’est la sagesse du vieux japonais… Une mère ça tient bon.. »

« Si j’avais un perroquet je l’appellerais Jean-Guy » est l’histoire de Catherine, une célibataire sympathique qui a besoin de rencontrer l’amour!!!

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