Le bazaar.

« Le bazaar »

de Julien Cabocel

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Les éditions Iconoclaste m’ont permise de découvrir en avant première le roman de Julien Cabocel, « Bazaar », qui sortira le 29 août 2018.

Dominique Chavallier, trouvant sa vie dénuée de sens, décide de prendre la route et de s’arrêter quand son réservoir d’essence sera vide. Il se retrouve au final dans un désert où une enseigne au loin clignote, le Bazaar, un vieil motel délabré. Il y pose ses valises et y rencontre Stella, son ex compagne; un berger Théo et ses animaux mécaniques; une tatoueuse Millie spéciale; une vieille dame Ilda; un vieil hippie…

« Pourquoi crois-tu que les Papous refusent de se laisser photographier? Parce qu’ils savent par instinct que la photo leur vole quelque chose. Mais ce n’est pas leur âme qu’ils ont peur de perdre, ou je ne sais quelle autre idiotie qu’on entend souvent. Non. C’est le présent. C’est l’instant. Si tu étais toi-même photographe, tu saurais de quoi je parle. Un bon photographe ne travaille pas la lumière, ça n’a jamais été ça l’enjeu. Non, tout le truc, c’est de ne pas tuer le présent. Et crois-moi, ce n’est pas si facile. »

Quand j’ai lu la quatrième de couv de « Bazaar », j’ai été tenté par la quête du personnage de tout quitter sur un coup de tête et partir sans but car chacun a voulu, au moins une fois dans sa vie, tout plaquer et partir… Mais voilà, « Bazaar » est en fait une réflexion, la réflexion du personnage, Dominique, sur sa vie, sur celle qu’elle aurait pu être et non sur son voyage en lui-même… Dominique, dans ce motel planté là en plein désert, rencontre des personnages tous un peu loufouques et c’est eux qui vont l’amener à réfléchir, à s’ouvrir aussi et à comprendre sa vie amoureuse avec la présence de son ex Stella.

« Il faut dire que depuis de longues minutes maintenant, les yeux plantés là-haut, c’est mon cœur que je scrutais, le vide insondable et noir de mon cœur, pour savoir ce que pouvait bien y être notre histoire. Qu’étions-nous désormais l’un pour l’autre? Quel rôle elle tenait encore dans ma cosmogonie? Un soleil resplendissant qui me chauffait les os, une étoile froide et déjà sans lumière ou une exoplanète encore à découvrir? »

Julien Cabocel a une plume assez particulière dans le sens où il utilise beaucoup les comparaisons dans ce roman mais est-ce justement voulu afin de jouer avec les métaphores?? Selon moi, « Bazaar » n’est pas pour tout public dans le sens où le lecteur doit être averti du style de l’auteur. Au début de ma lecture, je ne comprenais pas où voulait m’emmener l’auteur, quel était son but… Et j’ai saisi ses nuances, ses métaphores et à partir de cet instant, j’ai lu avec un autre œil, avec l’œil de la réflexion, de l’introspection du personnage sur lui, des relations avec les autres. « Bazaar » est le roman dont le lecteur voudrait en parler avec son auteur, pour essayer de comprendre sa logique et pouvoir en « batailler » ensemble!! J’avoue: je m’attendais pas du tout à ce style et de ce fait, je suis restée sur ma fin, malheureusement…

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