Une maison sur l’océan.

« Une maison sur l’océan »

de Beatriz Williams

Grâce au Cercle Belfon, j’ai découvert le dernier roman d’une trilogie de Beatriz Williams, « Une maison sur l’océan » (et il se lit sans souci indépendamment des deux autres!).

1966, Pepper Schuyler est enceinte de son ancien patron, un politicien qui ne désire pas de cet enfant. En plus, Pepper se retrouve seule, sans ressource. Elle décide de vendre sa Mercedes de collection à Annabelle Dommerich, une célèbre violoncelliste. Annabelle est très attachée à cette voiture en particulier dont elle en connaît l’histoire. A la vue de la jeune Pepper, Annabelle se prend d’affection pour elle et elle l’emmène avec elle dans sa maison en Floride. A partir de là, deux époques vont s’entremêler: les années 1930 avec Annabelle et le début de la seconde guerre mondiale, et Pepper…

« Mais je ne connaissais pas le prénom de son père. Je ne savais pas dans quelle ville il vivait. Je ne savais pas dans quel domaine sa famille avait fait fortune, l’import-export, le textile ou la finance. Je ne savais pas exactement ce qu’il faisait la nuit où il avait débarqué dans ma vie, blessé et en sang; je ne savais pas si ses parents étaient vivants ou morts, s’il avait des frères et sœurs, ou de amis proches autres que mon frère. Je ne savais pas son age. Je savais précisément où il vivait dans mon cœur; je n’avais aucune idée de l’endroit où il existait dans l’univers. »

Dans « Une maison sur l’océan », Beatriz Williams nous fait voyager entre deux époques: les années 1966 avec la rencontre entre Annabelle et Pepper; et les années 1935 avec Annabelle. Tout commence par la vente d’une Mercedes: Mercedes dont Annabelle, 49 ans, veut absolument acheter à Pepper car cette voiture a une grande valeur aux yeux d’Annabelle. Cet attachement est lié à son passé, à sa vie en France et Allemagne. Avec Annabelle, l’auteure nous emmène dans une histoire palpitante et surprenante sous fond de montée du nazisme et d’amour contrarié par des secrets. Et surtout, Annabelle est une femme forte, indépendante, volontaire, généreuse. Elle se bat contre les clichés, elle refuse la voie toute tracée que lui impose la société, elle pense en premier à son enfant et à la vie qu’elle souhaite lui donner. Et c’est en cela qu’Annabelle et Pepper se ressemblent et se rapprochent. Pepper se retrouve seule et enceinte, elle refuse aussi que quelqu’un d’autre décide de sa vie. Deux femmes, deux époques mais deux mêmes volontés de se réaliser par elles-mêmes.

Beatriz Williams a une plume aérienne! Elle subjugue, elle est mystérieuse car l’auteure distille l’histoire, en dévoile ce qu’il faut quand il le faut au point de me rendre totalement accroché à ses mots, à l’histoire, à la vie assez incroyable d’Annabelle qui va vivre la montée du nazisme au plus près. Je me suis attachée à Annabelle, j’ai aimé Stefan passionnément comme elle, j’ai voulu le meilleur pour son enfant, j’ai compris son mariage avec un général de l’armée allemande, j’ai détesté ces hommes qui ont persécuté les juifs et entravé les libertés, j’ai aimé la loyauté de cette femme envers sa famille, envers son amour de toujours Stefan. Bref, « Une maison sur l’océan » est un roman qui m’a transportée dans deux époques avec deux familles au destin et à la force incroyables. En refermant ce roman, je n’ai eu qu’une envie: lire les deux précédents pour retrouver la plume de Beatriz Williams.

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