Le jour où Maman m’a présenté Shakespeare.

« Le jour où Maman m’a présenté Shakespeare »

de Julien Aranda

L’auteur, Julien Aranda, m’a proposée de découvrir son dernier roman, « Le jour où Maman m’a présenté Shakespeare » aux éditions Eyrolles.

Un garçon de 10 ans vit avec sa maman, une comédienne de théâtre, un peu fantasque. Ils sont entourés d’amis: Sabrina, leur voisine caissière, et leurs amis de la troupe de théâtre, Max, Lulu et Rita. Mais cette « famille » va éclater le jour où les huissiers viennent et séparent le garçon de sa maman. Celui-ci va vivre chez sa tante, Myriam, qui est tout l’inverse de sa maman: froide, psychorigide, triste…

« Avant d’éteindre la lumière, elle a ajouté en souriant que la vie est courte et que l’essentiel, c’est d’oser être ce que l’on est pour ne pas devenir que l’on hait, et surtout de toujours prendre du plaisir dans ce que l’on fait sans attendre grand-chose en retour, parce qu’on est souvent déçus par les autres. »

Julien Aranda fait raconter l’histoire par ce garçon de 10 ans ce qui donne un récit « gentillet » mais ce petit garçon est intelligent et grâce à sa mère, il aime les autres, la vie bien que celle-ci ne soit pas douce pour lui. Sa mère, bien qu’excentrique, met tout en œuvre pour que son fils, son précieux trouve sa vie colorée et joyeuse. Elle utilise pour cela la poésie, les mots et cela fait du bien de ressentir autant d’amour, de protection et de bienveillance. Mais voilà, ce roman montre aussi une réalité bien trop présente comme, pour parler comme le narrateur, les riches et les pauvres, et ce petit garçon va découvrir une triste réalité avec l’expulsion de lui et sa mère par l' »huissier d’injustice », la séparation d’avec sa mère pour aller vivre chez sa tante, qui se consacre entièrement à la finance, les méchancetés des autres enfants dans ce collège chic… Mais ce garçon veut garder son âme d’enfant, il ne veut pas entrer de suite dans le monde des adultes, ce monde décevant… Sa mère fait tout pour cela.

« Maman avait un goût affirmé pour la poésie décorative et, certains soirs d’été, lorsque le soleil déclinant tombait au-dessus de la forêt, un filet de lumière s’infiltrait dans la salle à manger à travers un autocollant en forme de A majuscule qu’elle avait placé sur une fenêtre. Au fur et à mesure que le soleil tombait, le A majuscule entamait une longue remontée le long du mur opposé et venait se placer à côté des lettres « mou » pour former le mot « Amour », puis il glissait doucement vers un autre groupe de mots, « mitié » pour former le mot « Amitié », « rt » pour « Art », « utomne » pour « Automne » et, enfin, avant que le filet de lumière s’affaiblisse complètement, il formait la phrase « Au revoir mon beau soleil ». »

Julien Aranda a une plume poétique avec des touches d’humour qui rend attendrissant ce roman malgré les sujets assez difficiles abordés. J’ai tellement eu de sympathie pour cette joyeuse troupe de théâtre farfelu comme il faut. Et cette maman si aimante, si bienveillante et toujours avec le sourire pour épargner son fils des mauvaises choses. Et ce garçon qui comprend tout avec ses yeux d’enfant et qui est malin, très malin. Et il ne faut pas oublier de citer Georges Brassens qui a une jolie place dans ce roman et qui accompagne les personnages dans leurs aventures. « Le jour où Maman m’a présenté Shakespeare » est un joli roman, un conte même!

2 réflexions sur “Le jour où Maman m’a présenté Shakespeare.

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