Le Paradis blanc.

« Le Paradis blanc »

de Kristin Hannah

Merci aux éditions Michel Lafon pour cette lecture du roman de Kristin Hannah, « Le Paradis blanc ».

Leni, dix ans, vit avec sa mère, Cora, et son père, Ernt qui revient de la guerre du Vietnam durant laquelle il a été fait prisonnier. Son retour l’a transformé: Ernt est violent avec sa femme et n’arrive pas à garder un emploi. Donc, quand il reçoit une lettre qui lui lègue un terrain et une maison en Alaska, il se dit que c’est la chance de leur famille de se reconstruire ailleurs, sur un territoire neuf, loin de la civilisation destructrice. Mais habiter en Alaska, cela ne se fait pas comme ça, et la famille Allbright va vite s’en rendre compte…

« L’Alaska regorgeait de personnes inattendues, comme la femmes qui vivait dans un bus scolaire hors d’usage à Anchor Point et lisait les lignes de la main. On racontait qu’elle avait un fils à New York. À présent, elle se baladait avec un perroquet sur l’épaule. Tout le monde ici avait deux histoires: la vie avant et la vie maintenant. Si vous vouliez prier un dieu bizarre ou vivre dans un bus scolaire ou encore épouser une oie, personne en Alaska n’allait vous dire quoi que ce soit. Tout le monde s’en foutait si vous aviez une vieille voiture dans votre jardin, encore moins un frigo rouillé. On pouvait vivre toutes les vies imaginables ici. »

« Le Paradis blanc » est un roman époustouflant! Époustouflant de part ses descriptions de cet Alaska durant les différentes saisons avec tout ce qui peut s’y passer. Époustouflant de part son histoire elle même: la violence, la mort, la peur mais aussi l’amour, l’amitié, l’entraide. Et quoi de mieux que devoir commencer ma lecture quand les températures ont commencé à baisser. Car « Le Paradis blanc » se lit au chaud, sous un plaid, et les nombreuses pages font défiler un paysage glacial et chaleureux en même temps. J’ai littéralement plongé dans cette nature hostile à l’homme et que celui ci en fait fît. J’ai vécu neuf mois par an dans la nuit. J’ai travaillé très dur durant l’été afin d’être prête à affronter les longs mois d’hiver. J’ai appris à écouter la nature et les bêtes qui la composent. J’ai tenu un fusil pour me défendre. J’ai appris à pêcher, chasser, cultiver, couper, trancher, dépecer, cueillir, vivre sans eau courante ni électricité, conduire une moto neige. L’hiver en Alaska est obscur, terrifiant..

« L’hiver resserra son étau sur l’Alaska. L’immensité du décor se réduisit à l’enceinte de leur chalet. Le soleil se levait à dix heures et quart et se couchait un quart d’heure seulement après la fin de journée de classe. Moins de six heures de lumière par jour. La neige tombait sans cesse et recouvrait tout. Elle formait des congères et ornait les vitres de dentelle jusqu’à les rendre opaques. Durant les quelques heures de jour, le ciel n’était qu’une nuée grise au-dessus de leurs têtes; certains jours, il restait à peine un souvenir de lumière plutôt qu’un rayonnement. »

Mais « Le Paradis blanc » ce n’est pas que l’Alaska, même si c’est un des personnages essentiels, c’est aussi le vie d’une communauté qui ne peut compter que sur eux-mêmes tellement ils sont isolés du reste du monde. Et cet isolement peut être dangereux, comme c’est le cas de Ernt dont les traumatismes de la guerre sont de plus en plus effrayants pour sa femme et sa fille. Sa femme, Cora, qui lui voue un amour sans limite alors qu’il la fait souffrir physiquement et psychologiquement. Et Leni, cette fille qui grandit en Alaska, qui ne comprend sa mère car elle ne veut pas quitter son père, qui n’a jamais eu d’amis jusqu’à sa rencontre avec Matthew, le fils de l’ennemi juré de son père, qui a une relation fusionnelle avec sa mère à devenir inséparables comme les deux doigts de la main, qui va avoir son diplôme, qui va connaître la violence conjugale, la violence des clans, la violence de l’hiver alaskien et qui va connaître l’amour. J’ai aimé passer toutes ces années en compagnie de Leni, la découvrir, la voir grandir, la voir affronter l’Alaska et son père. Je me suis prise d’affection pour tous les autres personnages du roman qui donnent foi à l’entraide et à l’amitié. Je n’ai qu’un conseil: installez vous confortablement dans votre fauteuil avec une tasse de thé et un plaid (accessoirement un chat) et laissez vous emporter par « Le Paradis blanc », vous ne le regretterez pas!!

« Le Paradis blanc » de Kristin Hannah paru chez les éditions Michel Lafon, publié le 04 octobre 2018.

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