Une évidence.

« Une évidence »

d’Agnès Martin-Lugand

Et c’est encore une nouvelle fois un coup de coeur pour le dernier roman d’Agnès Martin-Lugand, « Une évidence », chez les éditions Michel Lafon.

Reine est une mère célibataire qui mène une vie heureuse à Rouen avec son fils de 17 ans, Noé, sa famille et Paul, son associé et meilleur ami. Mais depuis 17 ans, Reine cache un lourd secret, secret qui ne pourra plus être cacher depuis sa visite à Saint-Malo. Sa vie si paisible va-t-elle résister à tout cela? Quels vont être les conséquences de son secret?

« Certaines choses, certaines personnes laissent des traces indélébiles, qu’on croit pourtant avoir enfouies au plus profond de soi. Je m’étais battue avec acharnement pour faire disparaître les blessures laissées par ces souvenirs et je comprenais que, quoi que je fasse, ils resteraient en moi, j’étais marquée au fer rouge. Tatouée jusque dans les couches les plus profondes de ma vie. Voilà pourquoi mon esprit et mon corps réagissaient aussi vivement à uns simple similitude, une microscopique ressemblance. Je devais revenir au présent , je n’avais pas le choix. Cette seconde de doute bouleversant, terrifiant, devait prendre fin. Je devais me lever de ce fauteuil, je devais me retourner. Affronter ma pire crainte. »

Je ne manquerai pour rien mes rendez-vous avec les romans d’Agnès Martin-Lugand, romans qui sont une évidence pour moi!! Agnès Martin-Lugand m’a transportée avec elle au travers de ses pages, de ses mots, de sa sensibilité… À chaque lecture de ses romans, les mêmes sensations, émotions se répètent: la sensation de connaître personnellement ses personnages, la joie de suivre leurs histoires, l’empathie pour eux. « Une évidence » m’a fait le même effet: j’ai aimé Reine, sa force, sa détermination, son amour pour son fils. Noé, son fils, cet jeune homme qui va grandir d’un coup, qui comprend la portée des évènements. Paul, cet homme fort sur lequel Reine a toujours pu s’appuyer. Pacôme, cette surprise pour Reine, cet homme qui va la faire vibrer comme jamais. Et Nicolas… Comme toujours, chaque personnage est essentiel pour l’histoire, chacun joue un rôle déterminant et ils ont tous un je ne sais quoi qui fait que nous pouvons que les aimer.

Lire « Une évidence », c’est se plonger dans un bain d’amour, c’est avoir les yeux qui piquent avec une forte envie de pleurer, c’est vouloir aller à Saint-Malo là tout de suite, c’est avoir envie d’une tasse d’un thé des Quatre Coins du monde, c’est vouloir lire « Ces messieurs de Saint-Malo », c’est ne pas vouloir finir de le lire car cela signifie quitter Reine, Noé, Paul et les autres. Comme dans ses autres romans, Agnès Martin-Lugand évoque un sujet difficile: élever un enfant seul, ne pas lui révéler qui est son père, se demander si c’était vraiment le bon choix, subir les conséquences de ce choix. L’auteure traite tout cela avec délicatesse, avec sensibilité, sans jugement et nous laisse, nous lecteurs, avancer avec Reine et se demander finalement ce que nous, nous aurions fait…

Agnès Martin-Lugand est une magicienne des mots: elle réussit son coup à chaque fois, à chaque roman. Sa plume est si douce que ses écrits paraissent si faciles: faciles à lire, faciles à écrire, comme une évidence! Tout ce roman est une évidence et merci de nous livrer cette évidence, votre évidence!

« Une évidence » d’Agnès Martin-Lugand chez Michel Lafon, 21 mars 2019.

Oyana.

« Oyana »

d’Éric Plamondon

J’ai pu découvrir Éric Plamondon et son dernier roman, « Oyana », grâce à Quidam éditeur.

Oyana se cache depuis trop d’années au Canada. Elle a fuit le pays basque et surtout l’ETA il y a plus de 23 ans. En entendant que l’ETA est définitivement dissout, Oyana prend la décision de rentrer au pays. Elle quitte donc le Canada mais surtout Xavier et afin de lui expliquer ce départ, Oyana lui a écrit des lettres où elle lui explique tout et pourquoi elle part…

« Le remords l’accable. Elle a abandonné Manex, par sa faute la mère et l’enfant sont morts, elle a abandonné ses parents, elle a abandonné Xavier, elle a tout abandonné. Toujours abandonner, toujours courir pour échapper. Elle veut que ça cesse. Rentrer pour de bon. Faire face. Payer. Même si elle a déjà assez payé comme ça? D’aucuns sont bien restés, ont continué à vivre ici. »

« Oyana » est un roman qui m’a surprise car je m’attendais pas à apprécier autant ma lecture vu le sujet. Mais ce roman est surtout l’histoire d’Oyana et sa fuite de son pays natal suite à un acte impulsif. Le lecteur assiste à l’évocation de ses remords, remords qu’elle désire affronter, affronter ses actes, ses conséquences. Éric Plamondon nous plonge dans cette organisation du pays basque, l’ETA. Il nous raconte ses actes, son organisation, ses conséquences. J’ai appris beaucoup sur l’ETA que je ne connaissais pas en fait (sauf les images d’attentats dans les journées télé). C’est assez troublant de découvrir l’autre face de cette organisation avec ses membres et les conséquences que tout cela a eu sur eux, sur leur famille, sur leur vie. Il n’y a aucun jugement de la part de l’auteur, il relate des faits réels et documentés.

Puis, dans « Oyana », il y a un récit épistolaire, les lettres qu’Oyana a écrit à son compagnon Xavier quand elle décide de le quitter pour rentrer en France. Dans ses lettres, elle lui explique son adolescence au pays basque, son entrée dans l’ETA, son action criminelle, sa fuite au Mexique, sa rencontre avec lui, son arrivée au Canada. Dans ses lettres, Oyana cherche à être « excusée », elle veut être pardonnée par sa famille, par la famille des victimes mais aussi par Xavier. Grâce à l’écrit, chacun peut tout dire, peut tout demander, cela est beaucoup plus facile que d’affronter le regard de l’autre. Dans les écrits, il n’y a pas d’interruption possible par le destinataire, tout est dit, écrit, comme une survie. Oyana se délivre de tout ce qui la ronge depuis tant d’années et lui permet également de nommer réellement ses actes et conséquences. Elle prend bien conscience de tout cela. Éric Plamondon n’épargne pas Oyana, il l’a fait souffrir, exprimer enfin. L’auteur exprime parfaitement l’urgence que ressent Oyana dans sa quête aussi dans ses lettres, que dans son retour au pays basque, dans sa famille.

« Oyana » est un roman puissant et qui nous plonge avec lui dans des eaux troubles!

« Oyana » d’Éric Plamondon chez Quidam éditeur, le 07 mars 2019.

Le Prix de la Closerie des Lilas.

« Le Prix de la Closerie des Lilas »

Depuis 2007, le 7mars 2007, le Prix de la Closerie des Lilas est décernée à une femme auteur. Ce prix est uniquement féminin aussi bien dans son jury, ses jurées, et les romans sélectionnés. Les deux principales conditions pour prétendre à ce joli prix: être une romancière de langue française et être publiée entre janvier et mars de l’année.

Le jury permanent du Prix de la Closerie des Lilas est composé de six femmes: Tatiana de Rosnay, Jessica Nelson, Stéphanie Janicot, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Carole Chrétiennot et Emmanuelle de Boysson. C’était une envie collective depuis le début, chacune des femmes avaient remarqué que dans les Prix littéraires français, peu de femmes dans les jurys et peu de femmes dans les lauréats. C’est alors qu’elles ont souhaité créé ce Prix 100% féminin, tout en sachant qu’un lecteur sur 3 est une lectrice: le Prix de la Closerie des Lilas, lieu emblématique des artistes de tout horizon. Chaque année, un jury invité est différent afin de garder une volonté d’indépendance et d’ouverture. Ce jury invité se compose de femmes du monde des arts, de la presse, des sciences et de la politique et sa présidence revient à une femme de lettres renommée. Cette année, ce jury de femmes est composée de Lydia Bacrie, Jeanne Damas, Françoise Fabian, Anne Fulda, Claudie Haigneré, Pauline Lefèvre, Mazarine Pingeot, Claudia Tagbo et la présidente Leïla Slimani.

La sélection des romans se fait en cinq étapes. Tout d’abord, le jury permanent avec le soutien d’un comité de lecture, les journalistes Anne Nivat et Josyane Savigneau, font une première sélection de 60 à 80 romans parmi les sorties de janvier à mars de l’année. Elles établissent une sélection de 8 romans qui est présentée au jury invité lors d’un premier dîner. Le jury au complet lit ensemble les ouvrages et lors d’un deuxième dîner sélectionné 4 romans avant de se réunir pour une ultime délibération lors d’un déjeuner, lors duquel elle choisisse le prix de l’année. Le Prix de la Closerie des Lilas est décerné lors de la soirée.

Les huit romans sélectionnés par le jury permanent sont:

-« Suiza » de Bénédicte Belpois chez Gallimard

-« Les enténébrés » de Sarah Chiche chez Seuil

-« Doggerland » d’Elisabeth Filhol chez P.O.L

-« Le matin est un tigre » de Constance Joly chez Flammarion

-« Première dame » de Caroline Lunoir chez Actes Sud

-« Changer le sens des rivières » de Murielle Magellan chez Julliard

-« Manifesto » de Léonor de Récondo chez Sabine Wespieser

-« Un jardin en Australie » de Sylvie Tanette chez Grasset

Mardi 26 mars 2019, le jury s’est retrouvé à la Closerie des Lilas pour choisir quatre romans de femmes publiées à la rentrée littéraire de janvier. Le prix sera remis à l’heureuse romancière le mardi 16 avril 2019 et voici la deuxième sélection:

-« Suiza » de Bénédicte Belpois

-« Les enténébrés » de Sarah Chiche

-« Doggerland » d’Elisabeth Filhol

-« Le matin est un tigre » de Constance Joly.

Personnellement, j’ai déjà lu et aimé « Le matin est un tigre » de Constance Joly. Il reste plus qu’à attendre le 16 avril pour connaître l’auteure qui recevra le Prix de la Closerie des Lilas 2019.

Les gratitudes.

« Les gratitudes »

de Delphine de Vigan

Il était temps que je fasse connaissance avec la plume de Delphine de Vigan. C’est chose faite avec son dernier roman, « Les gratitudes », grâce aux éditions JC Lattès.

Michka perd peu à peu les mots. Elle ne peut plus rester seule chez elle. Elle doit s’installer dans un EHPAD. Marie,  » sa petite-fille », ne l’abandonne pas et vient le plus souvent la voir. Et Jérôme, l’orthophoniste, est là lui aussi et s’attache à Michka.

« Aujourd’hui une vieille dame que j’aimais est morte. Je disais souvent: « Je lui dois énormément. » Ou: « Peut-être que sans elle, je ne serais plus là. » Je disais: « Elle compte beaucoup pour moi. » Compter, devoir, est-ce ainsi que se mesure la gratitude? Mais l’ai-je assez remerciée? Ai-je suffisamment montré ma reconnaissance? Ai-je été assez proche, assez présente, assez constante? »

Ce roman, je l’ai refermé en larmes… Ce roman, je l’ai aimé… Ce roman m’a chamboulée… « Les gratitudes » rend hommage à toutes les personnes qui sont entrées dans nos vies, qui y sont encore, ces personnes sans qui nous serions pas qui nous sommes, ces personnes essentielles, ces personnes qui nous sont indispensables. « Les gratitudes » met aussi en avant la vieillesse avec ces mauvais côtés et l’importance que nous devons porter à « nos vieux » car sans eux, nous ne sommes rien! Et surtout, « Les gratitudes » nous rappelle que nous devons dire merci, mais un vrai merci, un merci sincère, un merci qui vient du cœur, dire merci aux personnes qui sont là pour nous. J’ai pris conscience de la facilité à dire ce mot de 5 lettres mais la facilité n’est pas la meilleure des choses parfois.

Ce roman nous submerge d’amour pendant la lecture. Les mots de Delphine de Vigan sont intimes et universels à la fois. Sa plume nous enveloppe d’une bienveillance. Delphine de Vigan sait nous parler là où nous serons le plus touchés, en plein cœur. J’ai ressenti toute l’attention particulière que l’auteure a donné à chacun de ses personnages: Michka, la « grand-mère » si aimante, si protectrice, si bienveillante; Marie, la « petite fille », qui ne veut que rendre ce que Michka lui a donné, qui doute de devenir une bonne mère, qui s’inquiète pour sa « grand-mère; et Jérôme, si attentionné envers Michka et qui va lui offrir un cadeau inestimable à ses yeux. Comment ne pas ressortir sans avoir envie de crier Merci? Moi aussi, je veux dire merci aux personnes sans qui je ne serais là: merci maman, merci papa d’avoir toujours été là et de me permettre d’avancer malgré les obstacles!

« Les gratitudes » de Delphine de Vigan chez les éditions JC Lattès, 06 mars 2019.

C’est lundi aujourd’hui.

« C’est lundi aujourd’hui »

de Sytske van Koeveringe

Grâce à Babelio et sa masse critique, j’ai pu lire le roman de Sytske van Koeveringe, « C’est lundi aujourd’hui » paru chez les éditions Nil.

Julia, 30 ans, est femme de ménage le matin. Ça devait être provisoire mais cela devient du définitif. Julia a écrit un roman autobiographique mais il ne se vend pas. Julia est solitaire, très solitaire et fait en sorte que toutes les personnes qui l’entourent s’éloignent d’elle. Julia va s’immiscer de plus en plus dans la maison et vie de ses clients…

« Je ne veux pas que Clean Matching sache que la mère et la fille font le même boulot. Je veux une mère anonyme. Je veux un rythme, que quelqu’un me fasse une commande et qu’importe ce qu’il adviendra du résultat. Tant que je pourrai faire le travail, le livrer et attendre la prochaine commande. Oui, et je veux que quelqu’un me parle sans crier. Je ne veux pas que Lara m’évite, je ne veux pas me sentir fatiguée, je veux m’allonger en sachant que je ne vais pas tarder à m’endormir. »

Je ne sais comment je peux qualifier ma lecture… C’est un roman vraiment intriguant de par son histoire, de part son héroïne, de part sa construction… Tout d’abord, Julia, le personnage principale à laquelle je n’ai pas réussi à m’attacher et j’ai même eu envie de la secouer à de nombreuses reprises! Elle repousse, depuis sa douloureuse rupture, toute personne qui chercherait à devenir proche d’elle, aussi bien ses parents, sa colocataire et d’éventuels petits amis. Cela traduit bien évidemment un grand mal être qu’elle tente de combler en buvant beaucoup trop. Je me suis questionnée du coup: pourquoi agit-elle comme ça? Elle ne se rend compte pas qu’elle est alcoolique? Cherche-t-elle à se détruire? Et là, j’ai donc voulu finir ma lecture pour en savoir plus, pour tenter de comprendre, et c’est la force de ce livre, de son auteure. En réalité, j’avais l’envie de stopper ma lecture et en même temps, j’avais une furieuse envie de continuer. Tout cela est paradoxal comme, en fait, ce roman et Julia. Avec « C’est lundi aujourd’hui », Sytske van Koeveringe met le doigt sur divers sujets de notre société actuelle: le travail, la réussite, l’addiction, la relation aux autres. Cela passe par Julia mais également par les « clients » de Julia car celle-ci s’introduit en douce chez eux, se rêve dans leurs vies, profite de leur maison. Julia est en quête d’elle-même certainement mais je ne suis pas sûre que cela soit la bonne manière de se trouver!!!

L’écriture de l’auteure est prenante et c’est cela qui m’a tenue jusqu’au bout. J’ai aimé les chapitres courts, les tournures des phrases mais à certains moments, tout cela était un peu confus comme peut l’être le personnage. L’auteure a tout lié ensemble et cela m’a perturbée à des moments. Cependant, et c’est ce que je recherche dans mes lectures, « C’est lundi aujourd’hui » m’a fait passée par beaucoup des émotions, m’a interrogée et sur ce point , l’auteure a réussit. Mais je reste quand même sur ma faim en refermant ce livre car je n’ai pas eu de réponses à mes questions… Ou alors, je n’ai pas réussi à capter toute l’essence du roman… Je vous laisse le découvrir par vous même!

« C’est lundi aujourd’hui » de Sytske van Koeveringe chez les éditions Nil, traduit par Arlette Ounanian, 03 janvier 2019.

 

Interview de Diane Schmidt.

« Interview de Diane Schmidt »

Tout d’abord, merci infiniment Diane d’avoir accepté de répondre à mes questions!

 

-Mais qui est Diane en fait?

Une graphiste jouant à l’auteur le temps d’un premier roman 😉

-Pourquoi écris-tu?

L’écriture est venue à moi un jour comme les autres, sans que je le décide vraiment.

Une pulsion irrépressible. J’ai écrit sans arrêt. Cette aspiration soudaine ne m’a pas lâchée, jusqu’au point final, et peut-être même encore au-delà.

-Comment, toi, tu qualifies ton roman? Car c’est une poésie, un roman, un roman graphique, un récit peut-être…

Mon livre est un mélange de genres, un « ovni » d’après les éditeurs et les libraires.

À la fois « roman » par sa structure narrative, « poème » par le style et la forme, « nouvelle » car le texte est bref, et illustré en plus !

Un lecteur a perçu « une chanson ». J’aime bien cette idée.

-Comment l’idée de ce roman t’est venue?

À travers diverses expériences artistiques, comme le graphisme, la photo ou la sculpture, je me suis aperçue que certains thèmes comme la féminité, le rapport au corps étaient récurrents dans mes créations. Avec l’écriture, le support change, mais l’histoire reste identique.

-Tes dessins sont superbes. Quels rôles ont-ils pour toi et pour ton roman?

Pour créer le graphisme et les illustrations, je me suis inspirée de l’univers aquatique et de l’imagerie liés aux prénoms de mes deux héroïnes, Marine & Ondine.

L’eau évoque la transparence, la profondeur, et appuie le propos de mon livre : l’intimité de deux femmes à travers deux monologues intérieurs.

L’eau, c’est aussi le reflet, l’image de soi. Mon texte est construit en miroir, Marine face à Ondine. L’une est le reflet déformé ou fantasmé de l’autre.

-Tes deux personnages, Marine et Ondine, sont aussi différentes qu’elles ne sont proches. Comment les as-tu imaginées?

Je pense qu’elles font toutes les deux parties de moi. Avec leurs parts d’expérimentations et de fantasmes. Pour construire leurs personnalités, je me suis basée sur deux éléments fondamentaux : l’eau pour Marine (rêveuse et réservée) et le feu pour Ondine (impulsive et sulfureuse). À la fois divergentes et complémentaires. L’une cherchant à se réconcilier avec l’autre.

-Il t’a fallu combien de temps pour écrire ce superbe roman? Depuis l’idée qui a germé dans ta tête au point final?

J’ai écrit le texte en un an. Après de multiples versions et un méticuleux travail de réécriture. Mais l’histoire, je pense la porter depuis très longtemps.

-Quand tu écris, as-tu déjà un plan bien défini ou est-ce que tu vois au fur et à mesure de la rédaction?

Les deux ! La structure du plan sert d’appui à la création.

-Les premiers avis sont déjà tombés et ils sont positifs. Heureuse ou cela te met une pression supplémentaire?

Heureuse avec la pression !

-Comment te sens-tu à quelques jours de la sortie de ton roman?

Heureuse avec la pression !

-Comment vois-tu tes lecteurs? Quels rapports entretiens-tu avec eux?

J’ai hâte de pouvoir rencontrer mes lecteurs. Qu’ils me racontent l’histoire qu’ils ont lue. Peut-être, sans doute différente de celle que j’ai écrite. Lire, c’est réécrire.

Les lecteurs sont des auteurs comme les autres.

-Comme lectrice, tu as des préférences de genres littéraires?

Le mélange des genres.

-Un conseil lecture pour la rentrée?

L’Autre Chambre 😉

-Un dernier mot?

Merci J