Le sourire des fées.

« Le sourire des fées »

de Laure Manel

Le dernier roman de Laure Manel, « Le sourire des fées » chez les éditions Michel Lafon.

Antoine, Lou et Rose vive au Grand Bornand avec l’arrière grand-mère d’Antoine. C’est un joli quatuor qui forme une belle famille heureuse et aimante. Jusqu’au jour où…

« Le point commun entre ces deux pertes, c’est le côté immédiat, imprévisible. Il n’a pas pu leur dire au revoir. Leur dire les mots importants, leur dire un dernier je t’aime, leur dire tout le bien qu’ils avaient vécu ensemble et comme il avait été heureux avec elles. Elles lui avaient été volées. Toutes les deux. Et il trouve cela très injuste… Il faudrait pouvoir se dire au revoir… »

« Le sourire des fées » est la suite de « La mélancolie du kangourou » et on y retrouve donc Antoine, Rose et Lou. Cette fois-ci, ils sont installés à la montagne chez Hermance. Dans ce roman, Laure Manel a, une nouvelle fois, écrit une belle histoire d’amour, une belle histoire de famille, une belle histoire de filiation. Les personnages sont, une nouvelle fois, attachants. Hermance, la grand-mère d’Antoine, nous la découvrons plus dans ce roman. Elle est tendre, aimante et elle cache un secret depuis tant d’années, secret qu’elle va délivrer à Rose. Rose, cette jeune femme toujours aussi optimiste, pour qui tout ne peut que s’arranger. Rose est la force de cette famille. Lou devenue une ado avec ses problèmes d’ado, sa rébellion d’ado mais toujours son amour pour son père et Rose. Antoine qui a enfin réalisé son rêve en s’installant à la montagne mais qui va voir sa vie basculée. Et il y a aussi la famille avec le retour du frère Arnaud, un retour délicat, un retour difficile avec Antoine.

« Le sourire des fées » raconte la vie. La vie qui en un classement de doigts devient douloureuse. Cette douleur, Antoine l’a déjà connue et va de nouveau la connaître tout comme Rose, Lou et le reste de la famille et amis. Laure Manel raconte une jolie vie de famille faite d’amour, une vie dont nous rêvons tous. À côté de cela, Laure raconte le malheur, la perte de repères, l’angoisse des lendemains, la souffrance. La vie n’est pas faite que de bons sentiments et Laure l’écrit. Elle écrit aussi sur un sujet tellement délicat, un sujet qui fait débat depuis tellement longtemps, un sujet que certains pays ont accepté, un débat sur lequel chacun a une opinion, un sujet dont il vous faut découvrir en lisant « Le sourire des fées ».

Dans ce roman, Laure Manel a su mettre en avant des émotions fortes, des émotions palpables, des émotions joyeuses, tristes, avec espoir, avec amour, avec bienveillance. Laure nous prouve que personne ne peut être épargné par la vie (et cela résonne énormément en moi en ce moment). Laure raconte les bonheurs que chacun s’appropriera. Laure raconte les coups donnés par la vie, par les autres et la volonté de les affronter et d’en faire une force. Laure raconte une histoire avec ses mots, ses mots à elle, ses mots qui résonnent sur le papier. Laure Manel nous livre une belle histoire heureuse et triste, comme l’est la vie!

« Le sourire des fées » de Laure Manel chez Michel Lafon, 11 juin 2020.

 

Les corps conjugaux.

« Les corps conjugaux »

de Sophie de Baere

Un coup de coeur pour le deuxième roman de Sophie de Baere, « Les corps conjugaux » chez les éditions JC Lattès.

Alice a passé son enfance et adolescence à poser pour les autres et à défiler lors de concours de beauté, poussée par sa mère. À ses dix-huit ans, Alice décide de prendre sa vie en main et part à Paris. Elle rencontre Jean, son voisin et l’homme de sa vie. Tout se passe comme dans un rêve: ils s’aiment, ils fondent une famille et se marient. Mais voilà, Alice, après le mariage, quitte sa famille. Elle part sans laisser de trace.

« Depuis la balade dans la forêt de Meudon, Jean est mon phare. Il conjugue nos corps au présent et rend mon ciel plus clair. Son bonheur tranquille enfante le mien. Jean aime la vie et ne paraît pouvoir changer ça. Il me fait un bien fou. Tous les jours, après son travail, je le retrouve avec une ardeur amplifiée par l’attente. Nos nuits devenant solaires et nos corps jongleurs, lèvres, ongles, ventres se fondent et se confondent. »

Sophie de Baere a une nouvelle fois écrit un roman fort, un roman qui ne peut que enrôler son lecteur. Quand j’ai refermé « Les corps conjugaux », j’ai été abasourdie… Abasourdie par Alice, par Jean, par Charlotte (leur fille), par tous les personnages de ce roman en fait. Abasourdie par l’histoire. Abasourdie par l’amour. Abasourdie par la plume de Sophie. Ce roman m’a brûlée pendant ma lecture: brûlée par la vie d’Alice, brûlée par l’amour unissant Alice et Jean, brûlée par l’attitude de la mère d’Alice, brûlée par le secret.

Pour moi, dans ce roman, le personnage principal est l’amour, celui dont on rêve tous, celui avec un grand A. Il y a l’évidence, l’évidence de la rencontre entre Alice et Jean. L’évidence de leur amour. L’évidence de la naissance de Charlotte. L’évidence de leur union. Jean et Alice s’aiment tellement, ils s’aiment à la folie, ils s’aiment à ne penser qu’à eux et eux leur suffisent. Alors quand Alice disparaît, c’est l’incompréhension totale et je me demande comment une personne peut fuir cet amour, cette vie, cette famille. Surtout que cette fuite, Alice, elle la subit et elle va s’oublier car sans Jean ni Charlotte, Alice n’est plus personne, elle traverse sa vie comme une personne oubliée, une personne qui ne mérite pas tout cet amour. Mais pourquoi s’infliger cela? Parce que leur amour est interdit? Parce que la société refuse en bloc cet amour? Parce que l’évidence n’est pas morale? Tant de questions que Sophie soulève dans son roman mais sans apporter de réponses car il n’y a pas de réponses au final.

Dans « Les corps conjugaux », l’écriture de Sophie est belle, sensible, douce. Elle écrit avec une telle envie de transcrire cet amour que j’ai plongé entièrement dans l’amour de Alice, Jean et Charlotte. Sophie livre un vrai cas de conscience dans son roman pour lequel je ne sais pas comment réagir, pour lequel je ne sais pas comment j’aurais fait si j’avais été Alice, pour lequel chacun a sa position. « Les corps conjugaux » est un beau roman dont sa puissance est l’amour. Sophie de Baere a écrit un roman puissant, un roman fort, un roman qui interpelle, un roman qui interroge, un roman d’amour. « Les corps conjugaux » est un roman qui m’a transportée, qui m’a bouleversée, qui m’a indignée, qui m’a emportée dans une vague d’amour. Merci Sophie pour ton roman.

« Les corps conjugaux » de Sophie de Baere chez JC Lattès, 22 janvier 2020.

Signes intérieurs de richesse.

« Signes intérieurs de richesse »

de Rachel Vanier

« Signes intérieurs de richesse » chez les éditions Nil est le troisième roman de Rachel Vanier.

Anita, une vingtenaire, est célibataire, vit dans un minuscule appartement parisien. Son boulot ne lui permet pas de vivre une vie de rêve. Anita veut devenir millionnaire. Cela devient son objectif, voire son obsession.

« Les riches ne s’encombrent en général pas su souci des autres, ou du souci tout court. Les riches laids s’achètent des femmes belles, les riches ennuyeux payent à leur petit cour du divertissement, les riches mal dans leur peau s’offrent une nouvelle confiance en soi. »

Rien que la couverture de « Signes intérieurs de richesse » donne le ton au roman! Un roman dont l’héroïne est une femme, une jeune femme. Un roman plein de peps, drôle, sensé et qui pour une fois, ne raconte pas la quête d’une femme pour un homme! Ça change non? Anita, l’héroïne, a une quête mais c’est celle d’obtenir des millions, huit exactement pour vivre correctement! Rien que ça est audacieux car Anita a fait des calculs précis pour arriver à ce montant! Et pour arriver à devenir riche, Anita va tout tenter: les jeux télévisés, la bourse, le trading jusqu’à la cryptomonnaie! Il est donc principalement question d’argent dans le roman de Rachel Vanier. Vous savez, cet argent, celui dont il ne faut pas parler. Celui que si tu en gagnes beaucoup, ben c’est suspect. Celui que tout le monde rêve en secret (ben oui, je connais personne qui rêve d’être sans argent!!!). L’auteure parle d’argent mais elle le fait en écrivant une comédie, une comédie loin d’être éloignée du réel (cf la cryptommaie). Une comédie avec un personnage principal loin d’être bête (ne veut-elle pas apprendre le trading?!!). Une comédie où les clichés sont un peu malmenés et c’est tant mieux!

Ce roman est drôle. Son personnage attachante. Elle se met dans des situations plus incroyables les unes que les autres et elle s’en sort toujours à bon compte. Le côté tendre de ce roman est essentiel également et surtout, ce roman a un côté profond avec l’image du père. Anita est une jeune femme qui assume ses choix, qui va faire tout pour arriver à ses fins et tout cela sans l’aide d’un homme. Enfin pas tout à fait car il y a Rémi son confident, celui qui l’écoute toujours, son doigt!!! Rachel Vannier a signé un roman que je conseille car il ne ressemble à aucun et c’est un plaisir d’accompagner Anita dans sa quête des millions!!

« Signes intérieurs de richesse » de Rachel Vanier chez Nil, 05 mars 2020.

Un pique-nique presque parfait.

« Un pique-nique presque parfait »

de Faith Martin

« Un pique-nique presque parfait » de Faith Martin, chez les éditions HaperCollins, est le deuxième volet des enquêtes de Loveday et Ryder.

Le Dr Ryder retrouve la jeune stagiaire policière Trudy Loveday pour mener ensemble l’enquête sur la mort du jeune collégien Derek Chadworth, retrouvé dans la rivière lors d’un pique-nique des élèves de St Bede’s College. Cette mort dite d’accidentelle par les jeunes, paraît suspecte aux yeux du Dr Ryder!

« Dès qu’elle avait vu lord Jeremy Littlejohn, il lui avait déplu. D’une beauté sans pareille, il paraissait presque irréel. Son pantalon d’été blanc était si immaculé qu’il lui faisait mal aux yeux. Ses cheveux blonds comme les blés étaient négligemment ébouriffés, et avec son men ton pointu et ses pommettes saillantes, il lui faisait penser à un chat. Cruel, égoïste et sans coeur – mais capable de ronronner et de charmer quand ça lui chantait. »

Mon plaisir reste le même à la lecture de ce tome 2 des enquêtes du Dr Ryder et la stagiaire Loveday! L’action se passe toujours à Oxford et cette fois-ci, nous nous glissons dans l’enceinte d’un collège, les si célèbres collège d’Oxford! Sans oublier la campagne anglaise toujours présente avec ses villages so british! Années 60 oblige, le sexisme et le masochisme sont là et bien présents, Trudy Loveday en fait les frais tous les jours au poste de police. Dans « Un pique-nique presque parfait », il est question du milieu des fils de: les fils de Lord, de Duc qui étudient dans un collège de Oxford. Ce sont des garçons qui pensent avoir tous les droits et qui se fichent du bien pensant. Et ils détiennent un certain pouvoir.

Dans ce deuxième volet, l’auteure, Faith Martin, a utilisé les mêmes codes et elle a bien raison car ça marche parfaitement!! Ça commence par la mort prématurée d’un étudiant et lors de leur enquête, le Dr Ryder et Trudy vont démêler d’autres histoires pas très nettes: des menaces, du chantage, des photographies, une fugue, des témoins. C’est ce que j’aime dans ce roman et le précèdent, une affaire qui entraîne d’autres révélations. Je trouve le duo Ryder-Loveday en phase et complice. J’aime le personnage de Trudy car elle fait fît de ces hommes qui ne la considère pas comme une policière et elle prouve qu’elle est compétente, ce qui déplaît à son supérieur. J’aime tout autant le Dr Ryder pour son intelligence et son oeil affuté. « Un pique-nique presque parfait » est un roman qui se lit tranquillement, avec plaisir et qui se referme avec satisfaction!

« Un pique-nique presque parfait » de Faith Martin chez HarperCollins, 17 juin 2020.

Donne-moi la main Menino.

« Donne-moi la main Menino »

de Aurélie Delahaye

Voici le deuxième livre de Aurélie Delahaye qui est cette fois-ci un roman: « Donne-moi la main Menino » chez les éditions Anne Carrière.

Lisbonne 1984. Lisbonne de nos jours. Lisbonne qui ne ressemble plus à celle de 1984 du fait des promoteurs immobiliers, du tourisme et de Airbnb. Cette situation désole bon nombre de lisboètes qui veulent que cela change.

« Il a ressorti son vieux costume de sa penderie. Il était tout poussiéreux, voilà un an qu’il n’avait pas servi. En l’enfilant, il a remarqué qu’il était devenu trop grand. Il s’est regardé dans le miroir de l’armoire et s’est trouvé un air de clown. Ça n’était pas pour lui déplaire. Un petit rire lui a échappé. Puis ses yeux se sont posés sur son visage et ses joues creusées. Les clowns, souvent, ça a une triste mine. Il aurait bien aimé offrir une autre apparence à ses amis, ils sont si gentils, ces petits jeunes qui sacrifient leur Noël en famille pour venir le passer avec lui. Il y a de l’espoir dans ce monde quand les vaillants s’occupent des plus faibles. Allez, Zé, secoue-toi, réveille ton sourire, juste pour un soir, c’est quand même pas si compliqué. »

Lorsque j’ai vu pour la toute première fois la couverture de « Donne-moi la main Menino », je ne savais pas que c’était le roman d’Aurélie. J’ai de suite aimé cette couverture, les couleurs, les dessins et quand j’ai su que c’était le roman d’Aurélie, je n’ai pas été étonnée d’avoir aimé de suite. C’était une évidence en fait. Tout comme il était évident que j’allais prendre le temps de le lire et de surtout le faire vivre un moment car il le mérite.

Je vais commencer par vous avouer quelque chose: j’ai fait un pense-bête des personnages pour être sûre de ne rien manquer de ces personnages justement. En effet, Aurélie nous livre une jolie palette de personnages dès le début de son roman. Des personnages vivant depuis toujours à Lisbonne ou étant tombés amoureux de cette ville et y vivant désormais. Dans « Donne-moi la main Menino », vous trouverez Viviane, Zé, Rosa, Joséphine, Pierre, Nuno, Fanny et Menino bien sûr. Tous ces personnages sont différents mais se complètent tellement. Avec eux, je suis partie à la découverte de Lisbonne que je ne connais pas. J’ai découvert le Tage, les ruelles toujours animées, le tramway évidemment, le linge qui sèche entre les bâtiments, les spécialités culinaires, les secrets de Lisbonne. Toute la magie de Lisbonne pour résumé. Mais, oui il y a malheureusement un mais, avec cette joyeuse bande, j’ai appris l’envers du décor de Lisbonne. J’ai appris ce que vivent les lisboètes et la misère qui s’en dégage. Lisbonne est une si agréable ville que le tourisme y est important mais avec des conséquences néfastes pour ses habitants. Ses habitants chassés de leurs logements au profit des promoteurs immobiliers et de Airbnb. Ses habitants qui doivent s’éloigner de leur propre ville pour avoir les moyens de se loger.

Grâce à Aurélie, j’ai appris beaucoup sur Lisbonne en un roman. Et j’ai appris beaucoup sur la solidarité, sur l’entraide que se portent les lisboètes, sur l’affection qu’ils se portent chacun, lisboètes d’adoption compris. Les personnages de ce roman font la force de cette ville, ils en sont les gardiens et c’est beau à lire. Dans son histoire, Aurélie a donné une humanité aussi bien à la ville qu’à ses habitants. Elle a su apporter une jolie lumière sur la ville et ses habitants. Tout son amour pour Lisbonne et les lisboètes se ressent dans la lecture de « Donne-moi la main Menino ». Cela a été un réel plaisir et ravissement de parcourir les ruelles de Lisbonne en ta compagnie Aurélie!

« Donne-moi la main Menino » de Aurélie Delahaye chez Anne Carrière, 13 mars 2020.

Nos résiliences.

« Nos résiliences »

de Agnès Martin-Lugand

Sans surprise, « Nos résiliences » de Agnès Martin-Lugand, chez les éditions Michel Lafon, est un coup de coeur.

Ava et Xavier est un couple où tout leur réussit: leur famille, leur carrière professionnelle respective. Jusqu’au jour d’un accident, l’accident de Xavier où leur vie ne va plus être la même, où tout est à reconstruire…

« Il voulait tellement que la clinique ressemble à une maison, un refuge pour les animaux et leurs maîtres… comme si ces derniers étaient censés se retrouver dans une cuisine! Ceci dit, après les rendez-vous de fin, comme il appelait l’euthanasie, il offrait bien souvent un café, un thé, une bière si nécessaire, aux maîtres effondrés. Même lorsque je préparais le dîner ou que Pénélope prenait son biberon. Il se moquait de prendre du retard pour le reste des consultations ou de bousculer les habitudes familiales. Son travail ne s’arrêtait pas après le dernier battement de coeur du chien ou du chat, il partait du principe que son attention devait rester la même pour les humains qui les accompagnaient. Avec les recul, même si autrefois je pestais intérieurement après lui lorsque c’est arrivé, aujourd’hui, c’étaient de merveilleux souvenirs. Combien donnerais-je pour y être de nouveau? »

Que ce titre me parle… Il faut en avoir de la force en soi pour être résilient… Il faut en avoir bavé pour être résilient… Dans ce dernier roman, Agnès Martin-Lugand nous raconte comment une femme à qui tout réussit jusque là, va perdre pied et va devoir affronter seule et se battre seule pour que sa vie soit de nouveau belle. Elle nous donne les clés d’une résilience faite à coups de larmes, de désespoir, de perte, mais aussi de rencontres, de passion, d’amour. Dans son roman, l’auteure nous prouve que rien n’est acquis et que tout peut basculer en un rien de temps. Nous le savons tous mais nous nous en rendons compte seulement quand cela nous arrive.

Le personnage principal du roman de Agnès Martin-Lugand est une femme, Ava. Une femme mariée, une maman, une working mum! Sa vie de famille est réussie à ses yeux. Mais un jour Xavier, son mari, a un accident et le schéma familial se fissure. Ava se doit de tout gérer: sa galerie, ses enfants, Xavier, la clinique vétérinaire de Xavier. Et même si elle est épaulée par ses amis et son père, Ava perd pied petit à petit. Xavier n’est plus l’homme qu’elle aime. Ses enfants ne comprennent pas. Ses artistes en veulent plus d’elle. Et grâce à une rencontre, Ava va y croire et va doubler d’effort pour retrouver sa vie. Une rencontre qui semble inenvisageable mais une rencontre salvatrice. La vie est faite de petits riens qui font beaucoup. La vie est faite d’épreuves plus ou moins faciles à surmonter. La vie est faite d’amour, de rencontres. La vie est celle que nous décidons de faire. Il faut savoir être patient. Il faut savoir demander. Il faut savoir écouter. Il faut savoir faire confiance. Il faut savoir se faire confiance.

Agnès Martin-Lugand sait nous titiller là où c’est douloureux mais nécessaire. Agnès Martin-Lugand sait nous tenir accrocher aux pages de son roman. Agnès Martin-Lugand sait nous tirer la larme à l’oeil. Agnès Martin-Lugand a un don: un don d’écriture, un don pour raconter des histoires. Agnès Martin-Lugand est une auteure généreuse dans sa plume, dans ses mots, dans ses dires, dans sa volonté de transmettre à ses lecteurs. Agnès Martin-Lugand, le temps de notre lecture toujours trop courte à mon goût, nous habite et nous fait vibrer aux sons de ses mots!

« Nos résiliences » de Agnès Martin-Lugand chez Michel Lafon, 20 mai 2020.