Simone Veil ou la force d’une femme.

« Simone Veil ou la force d’une femme »

de Annick Cojean, Xavier Bétaucourt et Étienne Oburie

Une grande dame mise en avant dans « Simone Veil ou la force d’une femme » de Annick Cojean, Xavier Bétaucourt et Étienne Oublie chez les éditions Steinkis/Plon.

Annick Cojean, grand reporter au Monde, dresse un beau portrait de Simone Veil qu’elle a eu la chance de rencontrer plusieurs fois et d’échanger beaucoup sur elle, sur la politique, sur les femmes, sur les droits, sur son passé.

Évidemment, comme tous, je connais Simone Veil et son combat pour la légalisation de l’IVG. Je connais son passé de femme juive déportée pendant la seconde guerre mondiale. J’ai suivi son entrée à l’Académie française. J’admire cette dame. Et je ne peux que l’admirer encore plus avec ma découverte de cet album sur Simone Veil car j’ai appris encore plus d’elle et Simone Veil a tant fait pour les autres, les démunis, les femmes.

Le 30 juin 2017, Annick Cojean apprend la mort de Simone Veil et son journal, Le Monde, lui demande pour le lendemain un papier sur elle. Annick va y passer la journée et la nuit à la rédaction de cet hommage. Elle se souvient de tout: quand elle était stagiaire à Europe 1 et qu’elle a fait la sortie du conseil des ministres, sa première rencontre avec Simone Veil jusqu’à ses derniers entretiens avec elle pour la rédaction d’un livre. Simone Veil se confie à Annick, elles partagent leurs souvenirs, se trouvent de jolis points communs comme leur amour et leur admiration pour leur maman. Annick avec Xavier parlent de toute la vie de Simone: son enfance à Nice, sa déportation, la mort de son père et de son frère dans les camps, celle de sa mère un mois avant la libération, son combat dans les camps, sa rencontre avec son mari, ses discussions avec celui-ci concernant sa carrière professionnelle, ses postes ministériels, ses combats par rapport aux prisons et aux conditions de vie, ses fils, la disparition tragique de sa soeur rescapée comme elle et celle de son fils, son combat pour les femmes, ses relations avec les hommes politiques. Dans « Simone Veil ou la force d’une femme », c’est toute la vie de Simone Veil. J’ai apprécié à tout point ma lecture et quel plaisir d’en savoir plus sur elle. Et surtout, ce récit est, je trouve, intimiste dans le sens où c’est Annick qui raconte, qui ses souvient, qui revient sur des évènements, qui met en parallèle sa mère et Simone Veil. C’est tendre, empli d’admiration, d’humilité. Annick et Xavier ont su écrire comme Simone semblait être: simple, naturel, aimante, intéressée par les autres, emphatique. Et que dire des illustrations de Étienne Oublie qui a su magnifié le récit, Simone ainsi que tous les autres personnages. Il a adapté les couleurs au récit: le sépia pour le passé, les couleurs chaudes pour le présent. Ça se marie à la perfection.

« Simone Veil ou la force d’une femme » n’est pas un énième ouvrage sur cette grande dame. C’est l’histoire d’une rencontre entre deux femmes qui ont appris à faire connaissance et qui se sont racontées. Annick a su retranscrire Simone et c’est beau. À la fin de l’album, se trouve l’article de Annick qui a été publié dans Le Monde et cet article clôt comme il se doit cet album hommage.

« Simone Veil ou la force d’une femme » de Annick Cojean, Xavier Bétaucourt et Étienne Oublie chez Steinkis/Plon, 26 mars 2020.

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