Les Secrets de Cloudesley.

« Les Secrets de Cloudesley »

de Hannah Richell

« Les Secrets de Cloudesley » de Hannah Richell est sorti dans la collection Le Cercle Belfond.

Maggie Oberon est de retour au manoir de Cloudesley afin de veiller sur sa grand-mère, Lilian, et à laquelle elle a promis de sauver le manoir qui devient une ruine. Lillian aime ce manoir, elle y a toujours vécu même si elle était pas la plus heureuse jusqu’au jour où elle y rencontra un peintre en 1955.

« Ils vont faire la queue pour les glaces. Le spectacle de marionnettes a lieu juste à côté, la foule d’enfants et de parents rit aux éclats en voyant M. Punch se disputer avec sa femme Judy. Elle tient un bébé dans ses bras et demande à son mari de faire du baby-sitting. Judy disparaît et Punch s’assied sur le bébé. Quelques instants plus tard, Judy revient et les deux marionnettes recommencent à se disputer, Punch frappant sa femme avec un gros bâton. Lillian sent sa gorge se serrer. Albie observe le spectacle avec de grands yeux écarquillés, blanc comme un linge. »

Ce roman a tout ce que j’aime: l’Angleterre avec un manoir, une histoire de famille sur plusieurs générations, des secrets, deux femmes fortes. Tout d’abord le lieu, le manoir de Cloudesley en Angleterre. Un manoir chargé d’histoire, un lieu qui devient un des personnages incontournables du roman. Un manoir avec un parc, une verdure juste flamboyante dont l’auteure donne des descriptions justes et si réalistes que je n’ai pu que me l’imaginer. Cette bâtisse si majestueuse avec tous ses secrets cachés et qui font en fait partie intégrante des murs. Une bâtisse qu’il faut garder dans la famille. Le manoir de Cloudesley est le lieu du bonheur et du malheur mais un lieu qui a tant apporté à la famille.

Puis il y a ces deux femmes, Lillian la grand-mère et Maggie la petite-fille. Deux femmes fortes qui s’aiment plus que tout. Lillian est une femme incroyable qui s’est sacrifiée pour son beau-fils, qui est restée au manoir pour ne pas l’abandonner, qui a subit les violences de son mari sans rien dire, qui a protégé l’enfant, qui a élevé Maggie, qui s’est totalement oubliée et qui a toujours fait bonne figure au regard des autres. C’est une femme forte qui ne pouvait trahir sa parole donnée et qui, quand l’amour a frappé à sa porte en la personne d’un jeune peintre talentueux et passionné, elle l’a écarté afin de pas abandonner son beau-fils et le manoir. Lillian a vécu que pour les autres, elle a subit tellement de choses qu’on ne peut que l’admirer. J’aurais tellement eu envie de la voir heureuse, aimée, et surtout la voir dans les bras de son peintre. Mais au moins, elle a eu un joli aperçu du bonheur, bonheur qu’elle a gardé pour elle, qu’elle a choyé pendant toutes ces années, bonheur qui appartenait qu’à elle. Et Maggie, sa petite-fille, qui a hérité de sa force, de sa détermination et de sa loyauté envers une promesse donnée. Maggie va être auprès de sa grand-mère pour la soutenir et surtout pour tout faire afin de garder le domaine dans la famille. Et Maggie a aussi quelques secrets liés au manoir, liés à sa vie à Cloudesley et elle va devoir y faire face avec son retour. Maggie est un personnage également fort et respectueux. Deux personnages dont l’auteure nous raconte leur histoire: celle de Lillian fin des années 50 et Maggie de nos jours. Pour cela, l’auteure alterne les récits entre les deux femmes et les deux époques. Et au fur et à mesure, Hannah Richell distille les secrets, ceux de Lillian liés à sa vie de femme mariée. Progressivement, se dévoile sa vie avec la violence subie, l’amour qu’elle porte à son beau-fils, l’amour passion qu’elle a vécu avec le peintre, ses sourires qui cachent tellement de souffrance. L’histoire familiale, toute l’histoire se découvre petit à petit ce qui donne encore plus d’empathie au personnage de Lillian.

Dans « Les Secrets de Cloudesley », Hannah Richell a écrit une histoire de secrets de famille, une histoire de femmes à deux époques, une histoire douloureuse mais qui fut nécessaire pour ces deux femmes. Elle a très bien su alterner les différentes époques, elle a su à merveille décrire le manoir avec son environnement. L’auteure a su donner une réelle sympathie pour Lillian et Maggie, et finalement aussi au beau-fils. Et le peintre est un homme que chaque femme aimerait rencontrer au moins une fois dans sa vie!!

« Les Secrets de Cloudesley » de Hannah Richell, traduit par Julia Taylor, chez Belfond, 03 octobre 2019.

Vous faites quoi pour Noël?

« Vous faites quoi pour Noël? »

de Carène Ponte

« Vous faites quoi pour Noël? » de Carène Ponte chez Michel Lafon est le roman romantique de Noël par excellence!

Après une fête de bureau de Noël, Pauline a eu une brève aventure dans le parking de son immeuble avec Hervé, l’assistant DRH de sa boîte. Mais malheur, le parking est désormais équipé de caméras de vidéosurveillance et tous les résidents peuvent y avoir accès. Pauline doit impérativement effacer les images de ce soir-là. Pour cela, elle passe un deal avec le gardien de l’immeuble: en échange d’effacer les images, Pauline l’accompagne pour les fêtes de Noël dans sa famille!

« Ça va peut-être vous surprendre, mais je milite depuis des années pour la suppression des codes pour les chiens. Quand on voit un berger allemand, on pense aussitôt qu’il soit s’appeler Rex, Gurt ou Max, bref un prénom sec et si possible qui fout les jetons. Alors que si ça se trouve, ce berger allemand, il voudrait s’appeler Roudoudou, Douceur ou Plume. À bas cette dictature du nom de chien. Notre chien de montagne s’appelle donc Pilou et je le revendique. »

Pour lire « Vous faites quoi pour Noël? », il faut aimer les comédies romantiques de Noël, vous savez, celles qui passent à la télé deux mois avant Noël et jusque Noël. Ces comédies made in USA où avant de commencer, on connait déjà la fin mais cela nous empêche absolument pas de regarder!! Hé ben, c’est exactement la même chose pour ce dernier roman de Carène Ponte! Tout y est: la gaffe du personnage principal, l’échange de service entre deux personnes qui ne connaissent pas alors qu’elles se croisent tous les jours, le chalet à la neige, l’ambiance XXL de Noël, la famille hyper accueillante, les gâteaux de Noël, le sapin de Noël et même le pull de Noël!!! Et oui, tout y est. Il ne manque rien à l’histoire de Pauline!! Évidemment, en commençant de lire, on connait déjà la fin, on sait exactement comment cette histoire va tourner mais on est tout de même plongé dans l’histoire et on prend un certain plaisir à lire, à découvrir cette famille dont la mère est une fan inconditionnelle de Noël (ben oui sinon, ça serait pas une comédie romantique de Noël) et à suivre les péripéties de Pauline!

Carène Ponte a parfaitement saisi les codes des comédies romantiques!! Elle a savamment su transporter son lecteur à Santa-les-Deux-Sapins et à vivre ce Noël particulier pour son héroïne! Il ne faut surtout pas oublier l’humour caractéristique de Carène (le coup de la carotte sur le pull est franchement bien pensé!!!!), cet humour qui rythme le roman et qui donne un franc sourire!! Et toujours sa petite marque de fabrique: ses notes en bas de page et ses références à ses propres romans!!! « Vous faites quoi pour Noël? » est le roman idéal pour les amoureux de Noël et des belles histoires qui se finissent bien!!

« Vous faites quoi pour Noël? » de Carène Ponte chez Michel Lafon, 14 novembre 2019.

Nymphéas noirs.

« Nymphéas noirs »

de Fred Duval et Didier Cassegrain

Les éditions Dupuis/ Air Libre ont adapté le roman de Michel Bussi, « Nymphéas noirs », en roman graphique écrit par Fred Duval et illustré par Didier Cassegrain.

Le village de Giverny, bien connu car le peintre Monet y a peint ses Nymphéas, est le lieu de meurtres sur treize jours. Treize jours pendant lesquels trois femmes habitant Giverny et s’y sentant emprisonnées, vont voir les portes s’ouvrirent à elles. L’une est méchante, l’autre est menteuse et la dernière est égoïste.

Je n’ai pas lu le roman de Michel Bussi, j’étais donc ravie de pouvoir le découvrir par l’intermédiaire de ce roman graphique, style de roman que j’apprécie de plus en plus. « Nymphéas noirs » est un très beau roman graphique qui a su bien mener l’intrigue du roman et cette fin est juste incroyable. Je pense que c’est encore mieux, du coup, de ne pas avoir lu le roman de Michel Bussi avant.

Sur 140 pages, j’ai suivi l’enquête policière menée par deux inspecteurs avec en fil rouge trois femmes, une vieille femme qui espionne tout le monde, une jeune femme institutrice qui s’ennuie et une gamine qui peint. L’histoire commence donc par la découverte du corps d’un ophtalmologue amateur d’art et de femmes. Il est retrouvé là où un enfant avait également trouvé la mort… Il va falloir aux enquêteurs rassemblaient leurs preuves tout en s’intéressant aux peintures de Claude Monnet et surtout aux Nymphéas Noirs si courus.

Que pour ce soit l’adaptation du roman ou les illustrations, le travail de Fred Duval et Didier Cassegrain est incroyable. Fred Duval a parfaitement su retranscrire l’essentiel du roman, de l’intrigue pour en faire un roman graphique plus court de ce fait. Et Didier Cassegrain, par ses illustrations, a créer une atmosphère qui se marie à merveille avec aussi bien l’intrigue que la peinture de Monnet. Les couleurs des illustrations ressemblent à des tableaux. Les détails sont impressionnants. Tout est très réaliste et le village de Giverny est très bien représenté. Quant à l’histoire, Fred Duval a su en prendre l’essentiel pour nous conter ce roman, nous le conter en s’adaptant à l’exigence du roman graphique et pour moi, cela est vraiment réussi. « Nymphéas noirs » en roman graphique est un super roman graphique que je ne peux conseiller aussi à ceux qui ont lu, ou pas lu, le roman de Michel Bussi!!

« Nymphéas noirs » de Fred Duval et Didier Cassegrain chez Dupuis BD/ Aire Libre, 22 novembre 2019.

Les sorcières de la littérature.

« Les sorcières de la littérature »

de Taisia Kitaiskaia et Katy Horan

Voici un bien bel ouvrage publié chez les éditions Autrement« Les sorcières de la littérature » de Taisia Kitaiskaia et Katy Horan.

Ce livre illustré est juste sublime et surtout il met parfaitement en valeur des auteures, des sorcières des mots, des poétesses, des femmes. Elles sont au nombre de 30 dans « Les sorcières de la littérature », 30 femmes certaines plus connues que d’autres. D’ailleurs, grâce à ce livre, j’ai pu découvrir des auteures que je ne connaissais pas et que j’ai envie de découvrir. Taisia Kitaiskaia écrit pour chacune une biographie, une biographie poétique qui retrace la vie de ces femmes. Taisia donne également une bibliographie pour chacune, des conseils de lecture afin de nous permettre, nous lecteurs, de pouvoir découvrir ces superbes sorcières.

Avec ces jolies biographies pour nous les présenter, l’illustratrice Katy Horan a fait pour chacune des superbes illustrations les représentant. Les dessins sont sincèrement très beaux et mettent en valeur ces femmes. C’est un très beau travail d’illustration accompagnant à merveille la poésie de Taisia.

Avec « Les sorcières de la littérature », vous retrouverez par exemple Agatha Christie, Toni Morrison, Emily Dickinson, Virginia Woolf ou encore Emily Brontë. Et vous ferez la connaissance d’autres « sorcières » moins connues comme Yumiko Kurahashi (une Sibylle aux multiples visages, aux ovules célestes et aux fantasmes tordus), Mirabaï (mystique hindoue et poétesse de l’amour incandescent), Forugh Farrokhzad (poétesse et réalisatrice iranienne iconoclaste). Avec « Les sorcières de la littérature », on traverse la terre et les années pour découvrir 30 femmes dont leur arme, c’est leurs mots, leur poésie, leur imagination, leur détermination. Cet ouvrage met dans la lumière de belles femmes qui ont su et continuent de laisser leur empreinte grâce au pouvoir de leurs mots. Et toujours grâce à ce livre illustré, d’autres souhaits de lecture sont à rajouter dans nos listes d’envie!!!

Je conseille fortement d’avoir « Les sorcières de la littérature » dans sa bibliothèque, à portée de mains pour découvrir ou redécouvrir 30 femmes incroyables. Tourner les pages de ce livre, c’est entrer dans un joli monde de poésie que ce soit par les mots de Taisia, les illustrations de Katy ou la préface de Chloé Delaume!

« Les sorcières de la littérature » de Taisia Kitaiskaia et Katy Horan, traduit de l’anglais par Cécile Roche, chez Autrement, 06 novembre 2019.

Bed bug.

« Bed bug »

de Katherine Pancol

Voici le dernier de Katherine Pancol, « Bed bug » chez les éditions Albin Michel.

Rose est une jeune biologiste qui étudie les lucioles pour faire une grande découverte dans le traitement du cancer. Rose est totalement dévouée à son métier et délaisse le reste. Mais Rose va tomber amoureuse de Léo, son collègue américain avec qui elle part travailler à New-York.

« Elle ne se souvenait pas de l’épisode avec le marin. Se pourrait-il qu’elle ait tout oublié? On n’oublie pas quand la douleur est grande. Ou si, justement, on oublie parce qu’elle est trop grande, qu’elle ne rentre pas dans la tête. On oublie parce que sinon on ne pourrait plus jamais rire, on ne pourrait plus grandir, on irait tout droit sauter dans un puits ou sous le métro. »

Cette chronique va être totalement différente de mes chroniques habituelles. En l’écrivant, j’écoute une interview de Katherine Pancol sur Europe 1. Pourquoi? Pour comprendre son roman, pour comprendre où l’auteure voulait m’emmener dans son livre. Car oui, j’ai eu beaucoup d’interrogations en lisant « Bed bug » surtout la première partie. Je n’ai pas compris, je n’ai pas saisi le personnage de Rose, je n’ai pas saisi l’écriture de l’auteure… Et c’est à ce moment là que j’aurais aimé prendre mon téléphone et appeler Katherine Pancol pour lui: « Pouvez-vous m’expliquer le pourquoi du début de votre roman? »… J’ai été également surprise par le ton employé par l’auteure, un ton que je ne lui connaissais pas… Bon, à ce stade de ma chronique, je ne suis pas fait des amis 😉 J’écoute donc attentivement l’interview de Katherine Pancol et je comprends mieux son roman, son personnage de Rose, personnage que j’ai aussi compris dans la deuxième partie du roman quand elle se retrouve à New-York. Grâce toujours à cette interview, je capte aussi son style d’écriture. Me voilà en train de réfléchir de ce fait à « Bed bug » avec un nouveau regard.

Dans « Bed bug », Katherine Pancol s’est penchée sur la vie des insectes et surtout sur leur façon de vivre, sur leurs propriétés et c’est carrément intéressant. Puis Rose, son personnage, une jeune femme dévouée à son travail car l’amour n’est pas fait pour elle, les relations amoureuses plutôt. Rose est fusionnelle avec sa grand-mère et distante avec sa mère, des femmes fortes toutes les trois, des femmes avec un passé difficile, des femmes qui se sont faites seules. Oui Rose n’est pas douée pour les relations amoureuses et du coup, elle les fantasme, là où son désir s’exprime. Rose est une femme de nos jours avec la carrière qui est importante, avec des désirs q’elle aimerait assouvir, avec des choses à régler pour être sereine, des choses enfouies qu’elle doit découvrir pour avancer et pour aborder une relation amoureuse. En fait, « Bed bug » est un roman ancré dans nos jours, qui parlera aux femmes, aux mères. Et oui, Katherine vous avez raison, nous les femmes nous parlons comme ça entre nous!

Grâce à son interview, j’ai pu mieux appréhender « Bed bug », mieux comprendre Rose mais je trouve quand même la deuxième partie du roman plus intéressante et je me suis attachée à Rose et ses lucioles qui promettent tellement. J’ai surtout apprécié la façon de Rose qui les défend justement et comment elle se bat pour que ses lucioles aident la médecine et les personnes au lieu de les destiner uniquement à l’esthétique, et ça c’est juste top!! Je vous laisse vous faire votre propre avis sur le dernier roman de Katherine Pancol!

« Bed bug » de Katherine Pancol chez Albin Michel, 30 octobre 2019.

 

Le corbeau d’Oxford.

« Le corbeau d’Oxford »

de Faith Martin

Un roman purement british: « Le corbeau d’Oxford » de Faith Martin chez Harper Collins.

Sir Marcus Deering, à Oxford en 1960, reçoit des lettres anonymes. Il prévient la police quand ce corbeau le menace de s’en prendre à son fils. Ce qui arrive. La police d’Oxford déploie tous ses moyens pour découvrir ce corbeau et donc ce meurtrier. Trudy Loveday, jeune policière, n’est malheureusement pas de cette enquête. Elle doit assister le médecin légiste, Dr Clement Ryder, dans une ancienne enquête. Mais peut-être que cette enquête va les mener sur la piste du corbeau.

« Décidément, cette jeune femme n’était pas à une contradiction près. Brillante mais naïve, innocente mais rusée, déterminée et têtue, mais prompte à rougir. Elle était encore inachevée, fragmentaire, au point qu’il s’inquiétait parfois. Et pourtant, il était indéniable qu’elle l’aidait à organiser, analyser et évaluer ses idées. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il sentait qu’ils feraient une excellente équipe. »

Quoi de mieux qu’un livre mêlant enquête et ambiance so british, et un duo improbable pour me ravir!! « Le corbeau d’Oxford remplit ces conditions! Tout d’abord, la jeune policière, Trudy Loveday, la seule femme dans son commissariat. Elle subit donc les réflexions de ses collègues et surtout son supérieur qui ne croit pas en elle. Le cas typique de masochisme surtout dans les années 60 mais Trudy ne va pas se laisser faire et elle reste motivée, combattante et très pro. Puis le médecin légiste, un vieux bougon, pas très sociable, le Dr Ryder. Deux personnages opposés mais qui vont faire la bonne paire comme on pourrait dire! En effet, Trudy va montrer qu’elle est une bonne policière et Dr Ryder va voir en elle ses atouts de bonne enquêtrice. Un duo tellement opposé qu’il va faire des étincelles!! Et l’enquête ou les enquêtes à mener sont vraiment bien ficelées par l’auteure, Faith Martin. Un riche industriel, un corbeau, un meurtre d’un jardinier modeste veuf, un lien entre l’industriel et ce jardinier.

L’auteure a parfaitement maitrisé les codes du cosy mystery et « Le corbeau d’Oxford » est dans la lignée d’Agatha Christie et de Julia Chapman. L’auteure nous fait vivre au plus près l’enquête menée par le duo et distille des indices, des relations secrètes, des découvertes. Ce roman se lit avec un plaisir non dissimulé quand on apprécie les enquêtes finement menées par des personnages atypiques. J’ai lu « Le corbeau d’Oxford » avec envie, j’ai aimé l’histoire, j’ai aimé le duo, j’ai aimé l’Oxford des années 60. Après je ne suis peut-être pas très objective car ce style de roman m’enthousiasme à chaque fois! Je suis ravie d’avoir découvert l’auteure, Faith Martin dont l’écriture colle parfaitement à ce style de roman, simple avec des touches d’humour. Et ce duo qui s’est trop bien trouvé et que j’aurais plaisir à retrouver s’il y a une suite!! Bon, vous l’aurez compris, « Le corbeau d’Oxford » est à lire surtout si vous êtes amateur d’Agatha Christie (que vous retrouverez par petites touches dans ce roman)!

« Le corbeau d’Oxford » de Faith Martin, traduit de l’anglais par Alexandra Herscovici-Schiller, chez Harper Collins, 13 novembre 2019.