Les imparfaits.

« Les imparfaits »

de Sandrine Yazbeck

Pour Noël, les éditions Albin Michel m’ont offert de jolis cadeaux dont le premier roman de Sandrine Yazbeck, « Les imparfaits », premier roman très prometteur!

Gamal et Howard sont amis depuis toujours. Ils ont tout vécu ensemble avec également Clara, la femme de Gamal. Mais depuis cinq ans, Clara a disparu du jour au lendemain sans donner d’explications à Gamal. Alors quand celui-ci découvre que Howard se rend tous les ans en janvier à Positano, ville dont est originaire Clara, les certitudes de Gamal s’effondrent. Toute cette amitié était-elle feinte? Quels autres mensonges existent-ils entre eux trois depuis toutes ces années? Pourquoi Clara est partie?

« Les amoureux sont faibles, quels que soient leur expérience et leur âge. Il n’y a même rien de pire que ces passions séniles, celles qui vous font sentir si jeune, si immortel et si vivant que vous faites tout vous-même pour vous laisser aveugler. »

« Les imparfaits », une histoire d’amitié, une histoire d’amour, une histoire si bien contée par l’auteure Sandrine Yazbeck. Gamal et Howard, deux anglais typiques qui se vouent une amitié sans faille depuis si longtemps… Clara, femme de Gamal qui a su se faire une jolie place dans ce duo… Mais quand est-il réellement? Car nous le savons tous, tout ne peut pas être si idyllique… Sandrine Yazbeck m’a emmenée sur ce chemin, ce chemin sur ce qui se cache sous les apparences de chacun, dans les histoires d’amitié et d’amour et cela à travers trois personnages bien distincts, trois personnages qui se livrent tour à tour à chaque chapitre. Gamal est un ancien grand reporter de guerre qui pense beaucoup à lui, égocentrique et qui n’a même pas cherché sa femme quand celle-ci est partie. Howard, son fidèle ami, est toujours resté célibataire et toujours resté auprès de Gamal. Et Clara, la femme du trio, celle qui fut aimée par les deux hommes en fait, celle qui a sacrifié beaucoup pour son mari, celle qui a décidé de partir sans donner aucune explication à son geste.

« Une enfant toujours vivante, prise au piège dans la cage de mes souvenirs, une petite fille qui court encore, qui n’a pas su mourir, qui se débat et grimace dans un monde intérieur, souffrant de l’oxygène trop rare qui lui parvient au travers du cordon ténu qui la relie à la femme qu’elle est devenue. Aurai-je maintenant le courage que je n’ai pas eu une vie durant? Le courage de grandir et de la libérer? De la délivrer et de la laisser au passé auquel elle appartient. Une petite fille que, de surcroît, j’ai trahie: la petite Clara aurait-elle vraiment laissé un Gramal entrer dans sa vie? »

Dans « Les imparfaits », les apparences apparaissent bien trompeuses. En effet, cette amitié infaillible depuis tant d’années a bien évidemment ses failles, ses tricheries, ses mensonges, mensonges qui sont peut-être nécessaires pour cette amitié… Ne vaut-il mieux ne rien dire pour éviter des malentendus, des contrariétés? C’est une question que chacun s’est posée, se pose, se posera. Mais quand la vérité éclate, quand tout commence à se savoir, c’est là que la trahison prend le dessus, ce sentiment si douloureux et difficile à faire abstraction. Il y a aussi ce besoin de garder pour soi ce que nous savons, ne pas le partager, pour en être le seul détenteur, avoir comme un pouvoir sur l’autre, avoir une certaine revanche. Tous les sentiments sont palpables dans « Les imparfaits », les émotions ont une belle place et j’ai eu des sentiments contradictoires envers ces trois personnages: les aimant, les comprenant, les trouvant non sympathiques et lâches, les admirant, les trouvant touchants. Pour chacun, ces émotions ont alterné en fonction de ce que j’apprenais sur eux, sur leur passé, sur leur histoire commune. Au final, Gamal, Howard et Clara sont des personnages que j’ai aimés rencontrer pendant ma lecture car chacun a aimé, a menti, a trahi et chacun a été responsable de leur situation et chacun avait leurs propres raisons pour agir comme cela. Et au final, on connaît pas vraiment les gens même les plus proches de soi. « Les imparfaits » est le premier roman parfait de cette rentrée littéraire 2019.

« Les imparfaits » de Sandrine Yazbeck, chez les éditions Albin Michel, 02 janvier 2019.

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